Dans un entretien accordé ce mercredi 30 août 2023 au journal Le Monde, le Commandant en chef de la Garde Républicaine, Brice Oligui Nguema s’est exprimé sur le coup d’Etat qui a eu lieu au Gabon en déclarant que : « Ali Bongo n’avait pas le droit de faire un 3e mandat, l’armée a donc pris ses responsabilités et décidé de tourner la page ».
Après avoir été proclamé vainqueur par Michel Stéphane Bonda à la présidentielle du 26 août dernier, Ali Bongo Ondimba ne pouvait pas exercer un 3ème mandat à la tête du Gabon. C’est pourquoi les forces de Défense et de sécurité gabonaises conduites par le Commandant en chef de la Garde Républicaine, Brice Oligui Nguema, nommé plus tard président de la transition, a décidé de mettre fin au régime de 14 ans d’Ali Bongo Ondimba.
Au regard de cette réalité, le général Oligui Nguema a déclaré lors de son interview accordée au journal Le Monde a justifié son acte de renverser le règne du fils d’Omar Bongo Ondimba.
Dans une interview exclusive, accordée au journal Le Monde, le Commandant en chef de la Garde Républicaine, Brice Oligui Nguema, s’est exprimé sur les évènements de ce 30 août 2023 ayant conduit à la fin du régime en place.
« Vous savez qu’au Gabon il y a un mécontentement, au-delà de ce mécontentement, il y a la maladie du chef de l’Etat [Ali Bongo a été victime d’un accident vasculaire cérébral en octobre 2018 qui l’a affaibli. Tout le monde en parle, mais personne ne prend ses responsabilités », a-t-il déclaré dans l’audio de ladite interview. Ce sont autant d’éléments cités par le général qui prouvent l’incapacité d’Ali Bongo Ondimba à gouverner le pays.
Dans l’opinion, certains déclarent que l’épouse du président sortant Ali Bongo Ondimba, donc Sylvia, voulait à tout prix faire passer Ali Bongo Ondimba pour un 3ème mandat afin de le confier par la suite à son rejeton Noureddin, lors d’un changement constitutionnel qui lui faciliterait l’accès au pouvoir.
« Il n’avait pas le droit de faire un troisième mandat, la Constitution a été bafouée. Le mode de scrutin lui-même n’était pas bon. Donc l’armée a décidé de tourner la page et de prendre ses responsabilités », a martelé le général Oligui Nguema au sujet d’Ali Bongo Ondimba.


























