Dans une déclaration faite ce jeudi 31 août 2023, la junte au pouvoir conduite par le général Brice Clotaire Oligui Nguema a décidé de s’accaparer de la transition, sans consultation des forces vives du pays, en réhabilitant la Cour constitutionnelle qui va lui permettre ce lundi 04 septembre de prêter serment à la présidence de la République.
Le président du Comité pour la transition et la restauration des institutions (CTRI) ne veut pas négocier avec qui que ce soit. C’est pourquoi le général Oligui Nguema va prêter serment devant la Cour constitutionnelle, sans avoir consulté les autres forces vives du pays sur la suite à donner à son coup d’Etat du mercredi 30 août 2023.
« Le président de la transition prêtera ainsi serment ce lundi 4 septembre à Libreville au palais présidentiel », a déclaré le Colonel Ulrich Manfoumbi, le porte-parole du CTRI.
Par ailleurs, les militaires ont annoncé la mise sur pied, de façon progressive, des institutions de la transition. Oligui Nguema a instruit les secrétaires et directeurs généraux de ministères d’assurer la continuité des services publics. Mais aussi de la reprise des vols domestiques suspendus jusque-là.
Cette nouvelle de la prestation de serment devant les membres de la Cour constitutionnelle par le général Brice Clotaire Oligui Nguema va faire couler beaucoup d’encre et de salive dans l’opinion, car c’est un acte solitaire des militaires qui semblent ne pas associer les autres forces vives du pays, notamment la société civile, les confessions religieuses et les partis politiques.
Outre le fait de n’avoir pas consulté les autres forces vives du pays, il y a l’image d’une institution, la Cour constitutionnelle, qui renvoie à l’oppression des gabonais. Marie-Madeleine Mborantsuo est l’image du système renversé qui revient au devant de la scène.
Oligui Nguema veut mettre cette partie du peuple devant le fait accompli et susciter des réactions inattendues au sein de la communauté nationale et internationale.










































