Les 11 et 12 février 2026, une retraite technique dédiée à l’élaboration du budget de mise en œuvre de la stratégie et plan d’action national pour la biodiversité (SPANB) 2025-2030 s’est tenue à l’hôtel Les Florentines.
Organisée par le ministère des eaux et forêts, de l’environnement, du climat et du conflit Homme-faune, avec l’appui du programme des nations unies pour le développement dans le cadre de l’initiative BIOFIN, cette rencontre de travail avait pour ambition centrale de renforcer la planification financière nécessaire à la mise en œuvre effective de la SPANB pour la période 2025-2030.
Au-delà de l’exercice budgétaire, l’enjeu est profondément stratégique. Protéger la biodiversité ne relève plus d’une simple déclaration d’intention : cela suppose des mécanismes de financement crédibles, durables et mesurables. Car sans traduction financière, même la meilleure des politiques environnementales demeure une promesse suspendue.
Cette retraite technique marque ainsi une étape décisive : celle du passage de la vision à l’opérationnel, de l’engagement international à l’action nationale concrète. Dans un contexte mondial où les écosystèmes s’érodent plus vite que les décisions ne se prennent, la capacité d’anticipation financière devient un acte de souveraineté écologique.
Préserver la biodiversité, en définitive, n’est pas seulement protéger des espèces ou des forêts. C’est défendre les équilibres invisibles qui soutiennent l’agriculture, l’eau, le climat et, au bout du compte, la dignité même des générations futures. Une nation qui budgétise sa nature reconnaît qu’elle ne possède pas la terre : elle en assure simplement la garde passagère, avec la responsabilité d’en transmettre la promesse intacte.


























