Sous les nuages noirs de la désunion, Persis Essono Ondo a vu ses ambitions se heurter à l’indifférence glaciale du tribunal de première instance de Libreville. Le 11 décembre 2024, la quête désespérée de Persis Essono Ondo pour restaurer son autorité sur un parti fracturé, la Réappropriation du Gabon, de son Indépendance pour sa Reconstruction (Réagir), a sombre dans l’irrecevabilité juridique.
L’homme, désigné président par intérim par François Ndong Obiang, navigue dans une tempête déclenchée par sa propre exclusion et celle de son mentor, prononcée le 11 novembre 2024 par les instances du parti.
L’éclat autrefois prometteur de Réagir s’est effondré dans une désolation interne, alimentée par les accusations de violation des statuts par Ndong Obiang. Ce dernier aurait agi sans concertation pour soutenir un référendum constitutionnel controversé, plongeant le parti dans le chaos.
Mais la déroute de Persis Essono Ondo ne s’arrête pas là. Ignorant l’article 45 des statuts de Réagir, qui exige une saisine préalable du Commissariat général à l’éthique et à la discipline avant tout recours judiciaire, il a tenté de rallumer la flamme de sa légitimité en court-circuitant les procédures internes. Un choix lourd de conséquences, qui lui a valu le rejet cinglant de sa requête par le tribunal, ainsi qu’une condamnation aux dépens.
Dans cette querelle intestinale, la fracture semble irréparable. Les opposants de Ndong Obiang dénoncent ses manœuvres, l’accusant d’avoir abusé des symboles du parti et d’avoir cumulé des fonctions incompatibles. Les cendres de Réagir, autrefois porteur d’espoir, témoignent de cette implosion où les aspirations personnelles ont pris le pas sur les dynamiques collectives.
Pour Persis Essono Ondo, les illusions de leadership s’éteignent. Sa tentative de faire cesser les « troubles » au sein du parti a révélé la profondeur de l’abîme dans lequel Réagir est plongé. Loin d’un simple revers, cette défaite judiciaire scelle l’incapacité d’un homme à rassembler autour de lui dans une période de tumulte. Les membres du directoire, menés par Jean Valentin Leyama, semblent désormais déterminés à écrire une nouvelle page pour le parti, laissant derrière eux les ruines d’une bataille inutile.












































