Dans une lettre ouverte adressée au président de la République gabonaise, Pamphile Nzoko interpelle directement le chef de l’État sur la gouvernance locale et la gestion des fonds publics alloués à la province de la Nyanga pour son développement et particulièrement sur la Doutsila/Mabanda.
« Je ne me lasserai pas d’écrire et d’interpeller, nous n’avons pas de communes, départements et provinces de rechange », affirme-t-il d’entrée de jeu, rappelant l’importance pour les populations locales d’obtenir des réponses concrètes.
Selon lui, « la Doutsila/Mabanda faisait partie des départements et communes que vous deviez visiter », mais ce point semble avoir disparu du programme officiel de la tournée présidentielle. « Si je me trompe, je ferai un article de rectification », précise-t-il, tout en exprimant son étonnement face à cette omission.
Pamphile Nzoko avance une hypothèse : « Si c’est à cause des différentes interpellations liées à la mauvaise gestion d’un milliard alloué à la Doutsila (…) que votre protocole ne veut pas vous associer à cette sorcellerie honteuse, je comprendrais aisément. » Il insiste toutefois sur la nécessité d’évoquer publiquement ce dossier avant le départ présidentiel de la province, faute de quoi « nous resterons dubitatifs, voire perplexes. »
Il rappelle que cette première sortie présidentielle dans la Nyanga revêt une portée symbolique : « Cette première sortie dans la Nyanga, et les provinces qui ont reçu des fonds pour le développement, sera un indicateur pour la suite des visites provinciales. C’est pourquoi, Excellence, nous vous regardons. »
Reconnaissant la considération témoignée aux populations locales, il souligne néanmoins que « la majorité de vos représentants ne travaillent que pour eux-mêmes. » Et de rappeler que « nous vous avons voté en pourcentage le plus élevé du Gabon, ça a été un élan provincial et non le travail d’un homme politique de la Nyanga. »
Enfin, Pamphile Nzoko exhorte le chef de l’État à « ne pas quitter la Nyanga sans régler le souci de la gestion des fonds publics. »

























