Libreville – Après cinq longues années d’incarcération dans l’ombre froide de la prison centrale de Gros-Bouquet, un vent de liberté a soufflé ce samedi matin. Kelly Ondo Obiang et ses compagnons d’armes, jadis auteurs du coup d’État manqué du 7 janvier 2019, ont franchi à nouveau les portes de la lumière. Leur libération, fruit de l’amnistie accordée par le Chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, résonne comme l’écho d’un verdict où la clémence se conjugue avec la réconciliation.
À peine affranchi des barreaux, l’officier n’a pas manqué de saluer la mémoire de ses hommes tombés au combat. Dans une voix habitée par l’émotion, il a déclaré : « Ce sont eux qui ont payé du sacrifice suprême leur engagement dans la défense des intérêts supérieurs de la Nation et la restauration de la dignité du peuple gabonais le 7 janvier 2019. » Comme un poète de la douleur et de la fierté, il a élevé leurs noms dans le ciel de la mémoire nationale.
Son discours, empreint de ferveur spirituelle, s’est ensuite tourné vers l’Éternel. « Le Dieu de Joseph et de David, dans les saintes écritures, a bien voulu faire prévaloir ce jour la justice divine face à la justice humaine », a-t-il affirmé, soulignant que leur condamnation à perpétuité, puis à quinze années de réclusion, vient d’être balayée par un souffle qu’il attribue à la Providence. Ainsi, l’homme qui connut la cage de fer retrouve aujourd’hui l’air libre, persuadé que la justice des hommes n’a été qu’un prélude à la justice de Dieu.
Le peuple gabonais, témoin de cette traversée des épreuves, n’a pas été oublié dans ce torrent de reconnaissance du Lieutenant Kelly Ondo. L’ancien prisonnier a tenu à lui adresser ses remerciements : « Merci au peuple pour son soutien indéfectible et multiforme tout au long de cette période d’extrême vulnérabilité. » Ses mots, comme une main tendue, rappellent que nul chemin de douleur n’est jamais solitaire lorsqu’un peuple choisit de porter avec vous la croix des épreuves.

Enfin, sa gratitude s’est tournée vers ceux qu’il qualifie d’« instruments de Dieu », plaçant en tête le Président de la République. « Son Excellence Brice Clotaire Oligui Nguema » a, selon lui, permis que jaillisse « ce jour de justification », donnant à l’histoire une coloration de justice réparatrice.
Il faut noter que cet acte range davantage le chef de l’État Brice Clotaire Oligui Nguema dans le rang des grands hommes d’État africains. En sortant ses frères d’armes en ce jour spécial, il grave cet acte dans les annales des actions facilement mémorables de la Ve République.
L’amnistie couvre non seulement les infractions de droit commun, mais aussi celles relatives à la sûreté de l’État. Dans ce mouvement de réhabilitation, le lieutenant Kelly Ondo et ses hommes s’apprêtent à regagner les rangs de la Garde Républicaine, tel un retour du phénix dans son nid originel.











































