À Akanda, un scandale foncier d’une gravité alarmante secoue la conscience collective. La parcelle 271, section Yq1, objet du Titre Foncier n°28166, a été légalement acquise par Jean Christophe Owono Nguema, gérant de la Sci immobilière du nord de la part d’Olam Gabon SA. Pourtant, malgré cette acquisition en bonne et due forme, ce dernier découvre que la société Olam Gabon SA a fait irruption sur le terrain, détruit une maison en construction appartenant à son neveu, et expulsé deux occupants, sans décision judiciaire, ni autorisation du parquet.
Ce qui choque davantage, c’est le double discours d’Olam Gabon. Officiellement, l’entreprise clame vouloir réserver ces terres à ses employés. Officieusement, elle revend plus de deux hectares à des tiers, dans des conditions opaques pourtant ayant déjà vendu cet espace à.la Sci immobilière du nord . Faut-il y voir une opération spéculative orchestrée par un cercle restreint autour de la direction générale ? La question mérite d’être posée, d’autant que le nom du Président de la République est invoqué à tout-va pour justifier ces manœuvres, comme un bouclier contre toute poursuite.
Plus grave encore, des sources internes révèlent une collusion entre le Directeur général d’Olam, celui de l’ANUTTC, Gildas Mikoto.. Ensemble, ils auraient mis en place un système de contournement des procédures légales d’expropriation, avec la complicité de certains agents de la conservation foncière. Résultat : des titres fonciers sont délivrés en violation flagrante des règles, au détriment des populations locales.
Il faut noter que la Société nationale immobilière (SNI) ayant cédé à Olam par courrier écrit a pu reconnaître que cette parcelles désormais était la propriété de la SCI immobilière du nord suite à son acquisition auprès d’Olam Gabon SA.
Le cas des démolitions derrière le Lycée d’excellence d’Akanda illustre cette dérive. Menées par la gendarmerie sur ordre d’Olam Gabon, elles ont eu lieu sans l’aval du Procureur de la République, malgré l’opposition de l’ANUTTC. Et pendant que le dossier est encore devant la justice, Olam multiplie les pressions et obtient des documents signés par des magistrats sans procès équitable.
Olam Gabon SA ne peut avoir vendu un espace à la SCI immobilière du nord puis venir casser les investissements faits sur l’espace de celle-ci faisant passer cela pour un usage en faveur de ses employés ce qui c’est rien. Olam Gabon serait dans la spéculation foncière au détriment du vrai propriétaire
Ce n’est plus seulement une affaire foncière : c’est une question de justice, de dignité et de souveraineté. Le peuple gabonais ne peut être traité comme une variable d’ajustement au profit d’intérêts privés. Il est temps que les plus hautes autorités mettent fin à cette impunité et restaurent l’État de droit. Car on ne bâtit pas un pays en piétinant ceux qui l’habitent.










































