Un nouveau drame routier est venu endeuiller la Nationale 1 dans la nuit du 21 au 22 septembre. Le drame s’est produit au village Oyane‑1, situé dans le département du Komo‑Kango. Un camion plateau lourdement chargé de bois s’est abîmé dans l’interstice séparant les deux parties d’un pont. Sur place, l’accident a provoqué la mort immédiate de son conducteur, seul à bord du poids lourd.
L’accident est survenu aux environs de 21 heures à Oyane‑1. Le véhicule roulait alors en direction de Libreville, la capitale. Ce drame illustre une fois de plus la fragilité des infrastructures. Il rappelle aussi les risques permanents qui menacent chaque jour les usagers de l’axe le plus fréquenté du pays. Selon les premières informations recueillies auprès de sources judiciaires, le poids lourd aurait brusquement quitté la chaussée.
Des opérations de secours particulièrement complexes
Il se serait ensuite violemment engouffré dans l’espace béant entre les deux tronçons du pont à Oyane‑1. C’est du moins ce que nous rapportent nos confrères du quotidien national L’Union. La cabine, écrasée sous la masse du bois et partiellement immergée, a rendu les opérations de secours particulièrement complexes. Les gendarmes de la brigade de circulation routière de Kango ont dû d’abord dégager la cargaison de bois.
Ils ont ensuite pu extraire la dépouille du malheureux chauffeur d’Oyane‑1. Les enquêteurs l’ont identifié comme Steeven Ndonko, ressortissant ghanéen d’une cinquantaine d’années. Par ailleurs, le camion appartiendrait à la société de transport IGB, selon les premiers éléments de l’enquête. Alertés par le fracas de la chute, les riverains ont rapidement dressé des barricades de fortune. Ils voulaient signaler le danger aux automobilistes et aux autorités.
Assoupissement, absence d’éclairage : les pistes d’une tragédie évitable
Cette initiative a provoqué une brève interruption de la circulation. Celle‑ci n’a repris qu’après l’arrivée des forces de l’ordre. Ces dernières ont sécurisé le périmètre et coordonné les premières constatations. Toutefois, les causes exactes du drame restent à établir. Certains témoins évoquent la piste d’un assoupissement au volant au niveau d’Oyane-1. D’autres citent l’absence d’éclairage sur ce tronçon, que les usagers ont pointé du doigt à plusieurs reprises.
Ce type d’accident d’Oyane‑1 impose de renforcer la signalisation, l’entretien et la sécurisation des ouvrages routiers. Au‑delà de l’émotion, ce drame rappelle l’urgence d’une politique routière plus rigoureuse, plus préventive et plus patriotique. La protection des vies humaines doit primer. Les enquêteurs devront désormais déterminer les responsabilités. Mais l’État devra moderniser sans relâche ses infrastructures, pour que la Nationale 1 cesse d’être un corridor de dangers.












































