À Ntoum, l’élection législative de 2025 s’annonce comme une pièce de théâtre où les masques tombent, révélant des visages avides, prêts à croquer la démocratie comme une proie sans défense au 1er arrondissement. Le scrutin de ce 27 septembre, censé être une fête citoyenne, se transforme en une arène où certains candidats ressembleraient davantage à des loups déguisés en brebis qu’à des serviteurs du peuple.
Au cœur de cette tempête, un nom jaillit avec insistance : Zéphirine Etotowa Ntutume. Celle qui se présente sous la bannière de l’Union démocratique des Bâtisseurs (UDB) se retrouverait éclaboussée par une suspicion lourde comme un fardeau de plomb : 1500 procurations, véritables balles empoisonnées qui pourraient percer la poitrine de la sincérité électorale. On raconterait que ces papiers, censés être des instruments de confiance, se seraient métamorphosés entre ses mains en filets de pêche pour attraper des voix sans effort, comme on ramasse des crabes au fond de la mangrove de Cocobeach ou du bord de l’Ivindo.
Plus inquiétant encore, la candidate, par ailleurs directrice générale du Commerce, traînerait derrière elle une réputation forgée dans le mépris. Une note audio interne, devenue virale le 14 août, a révélé une langue de vipère. Zéphirine Etotowa Ntutume, au lieu d’élever ses collaborateurs, les a piétinés, les traitant d’« agents de bas étage », de « fantômes », de « nuls », de « choses comme ça qui n’ont jamais rien proposé ». Ses mots, tels des crocs acérés, ont réduit ses collègues à des ombres, des déchets humains, des bêtes de somme sans valeur. À force de cracher son venin, elle se serait changée en python avalant sa propre crédibilité.
Pourtant, cette femme sortie des bancs de l’Université François Rabelais de Tours en 2002, économiste de formation, semblait taillée pour le sérieux. Mais ses ambitions se seraient muées en appétit vorace. Selon des confidences de couloir, elle aurait même lancé avec arrogance : « Attendez seulement le 27 septembre 2025, je vais gagner ». Comment ne pas voir dans cette bravade le chant du coq qui se croit maître du village, oubliant qu’il ne serait qu’un simple volatile au milieu des fauves de la politique ?
Face à elle, la jungle électorale ne manque pas de prédateurs : Camélia Ntoutoume Leclercq du PDG, redoutée pour son implantation, Serge Zeng Ango de l’UN, Mbina Elfox Loyola de l’UPR, ou encore l’indépendant Nsala Ondong Pierre Joseph. Tous guettent, prêts à bondir sur la moindre faiblesse de cette « gazelle » trop confiante.
Reste une question lancinante : comment une candidate qui traiterait ses propres collaborateurs d’animaux pourrait-elle convaincre des électeurs qu’elle respecterait à peine ? Les 1500 procurations, si elles existent, ne seraient-elles que la laisse invisible qui l’attacherait à un système où l’UDB se complairait dans la duplicité, à l’image de son secrétaire général Mays Mouissi, déjà pointé du doigt à Ndendé ?
À Ntoum, le peuple, tel un fleuve en crue, contemple en silence. Demain, il rappellera à Zéphirine Etotowa Ntutume que la vérité des urnes ne saurait se noyer dans l’amas fétide de procurations gonflées comme des outres pleines de vent, ni se laisser souiller par ces papiers clonés tels des cafards grouillants dans la pénombre.


























