Le 26 septembre, dans le quartier Dragage du 6ème arrondissement de Libreville, le parti Les Démocrates a tenu sa dernière causerie politique, marquant la fin d’une campagne électorale intense de dix jours. Face à une foule mobilisée et déterminée, les leaders du parti ont livré des messages forts, empreints de patriotisme, de pédagogie et d’appel au discernement.
Pierre Moukaga, directeur de campagne, a ouvert le bal avec un appel à la responsabilité citoyenne :
« Maintenant ça suffit, il faut que ça change. C’est une élection couplée, législatives et locales, et partout où nous sommes passés, nous avons sollicité l’adhésion des populations. Il est important que le public en face de nous soit déjà inscrit. C’est fondamental, car tout citoyen doit savoir qu’il a un droit, qu’il a une arme : le vote. Le changement passe par le vote. »
Son intervention a mis l’accent sur la nécessité de s’inscrire sur les listes électorales, soulignant que le véritable levier du changement réside dans l’accomplissement du devoir de vote.
Petronille Bile Eko, suppléante du candidat Mathurin Ifounga Ibinga, empêché, a ensuite pris la parole avec vigueur :
« Alors ce soir, je nous invite à nous aider afin que nous aussi puissions vous aider. Comment ? En nous envoyant à l’Assemblée nationale, en nous envoyant à la mairie. La vieille école des années passées veut revenir : les menteurs, les voleurs, les criminels. Aujourd’hui, ils ont changé de technique. Un caméléon peut changer de couleur, mais il restera toujours un caméléon. Un serpent peut changer de peau, mais il restera toujours un serpent. On a dit coup de libération, pas coup de distraction. »

Son discours, incisif, a été un appel à la vigilance face aux manipulations politiques et aux retours déguisés d’anciens dirigeants.
Florence Nzengue Boulomba, candidate à la mairie du 6ème arrondissement, a poursuivi avec un plaidoyer pour une gouvernance de proximité :
« Les autres ont géré, mais qu’ont-ils fait pour vous ? Les mêmes difficultés persistent : problèmes d’eau, d’électricité, d’école. C’est toujours la même réalité. Voilà pourquoi nous, les Démocrates, venons avec un projet de société. Nous voulons travailler avec la population. Nous venons comprendre vos besoins, nous ne venons pas pour nous. Est-ce qu’il n’y a que les mêmes personnes pour gérer le 6ème arrondissement ? Comment peut-on permettre que ceux qui n’ont rien fait reviennent demander vos voix ? Un vrai Gabonais ne doit plus voter pour ces gens-là. Un vrai Gabonais est celui qui va les sanctionner dans les urnes. »
Son intervention a suscité une vive adhésion de l’assistance, traduisant une volonté populaire de rupture avec les anciennes pratiques.
Alain Rahandy Biteghe, représentant de la jeunesse, a conclu avec une déclaration sans détour :
Ce cri du cœur a résonné comme le symbole d’une jeunesse en quête de vérité, de justice et de renouveau.
Pierre Moukaga a enfin rappelé une consigne essentielle :
« Chaque citoyen doit rester vigilant et protéger son vote. »
Une mise en garde contre les risques de fraude, soulignant l’importance de la mobilisation jusqu’au bout du processus électoral.
Cette dernière causerie des Démocrates dans le 6ème arrondissement a été un moment de vérité, de communion et de prise de conscience. À l’aube du scrutin, le message est clair :
« Pas un pas sans les Démocrates. »


























