Libreville, le 14 novembre 2024 – À l’approche du référendum constitutionnel du 16 novembre, le président de l’Union pour la Démocratie et l’Intégration Sociale (UDIS), Hervé Patrick Opiangah, a pris une position claire, incitant les Gabonais à s’opposer au projet constitutionnel. Son discours s’appuie sur des arguments visant à défendre les acquis démocratiques et la souveraineté du peuple gabonais.
Opiangah rappelle d’abord le contexte du projet Vision 2025, initié pour coordonner la transition vers une démocratie civile en 2025, conformément à l’engagement du général Brice Clotaire Oligui Nguema. Selon le président de l’UDIS, ce projet de constitution devrait inclure cet « acte démocratique » et respecter la dignité du peuple. « Le projet de constitution soumis à notre vote doit permettre à chacun de savoir s’il nous émancipe ou nous enferme dans une prison légale aux murs intangibles, de laquelle nous remettrions les clés, ce samedi, à tout geôlier à élire à la prochaine présidentielle. . »
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Le président de l’UDIS s’insurge également contre la campagne forte en faveur du OUI, jugeant que « demander avec autant d’insistance ce que le peuple aurait-même souhaité et exprimé » est contradictoire. Selon lui, cette insistance soulève des doutes quant à l’indépendance du choix populaire. Il appelle à un examen attentif et critique du texte constitutionnel, loin des influences politiques, pour préserver « les acquis démocratiques engrangés au prix fort depuis notre indépendance ».
Opiangah fait référence à la nuit historique du 30 août 2023, qualifié de « Coup de la Libération », où l’ancien président Ali Bongo Ondimba a été destitué. Il estime que le projet de constitution actuelle trahit les espoirs d’un avenir démocratique placés dans cet acte. « Ce coup d’État militaire a reçu une onction populaire sans commune mesure, lui vaillant d’ailleurs d’être dit ‘Coup de la Libération’. » Pour lui, le texte proposé ne répond pas aux attentes des Gabonais et risque de consacrer un pouvoir excessif.

Il dénonce en outre la tendance à concentrer les pouvoirs autour de la présidence, qualifiant ce modèle de « dérive inacceptable » vers un « Président de la République quasiment de Droit Divin ». Opiangah s’inquiète également de la création d’un Parlement « fantoche » et de l’introduction d’un service militaire obligatoire mal défini. « Une constitution doit être impersonnelle et intemporelle. La loi fondamentale n’est pas le lieu d’amnistier qui que ce soit, et encore moins pour des crimes non identifiés. »
Finalement, Opiangah encourage les Gabonais à voter NON en faveur d’une constitution qui garantit des contre-pouvoirs et protège le peuple du « pouvoir absolu ». Opiangah conclut en affirmant : « Si nous voulons la constitution que nous méritons, alors mobilisons-nous pour un NON de dignité, un NON démocratique », au référendum. Pour l’UDIS, dire NON le 16 novembre est le seul moyen de tourner la page de manière authentique et de rendre au peuple le pouvoir, comme promis lors de la transition.
C’est désormais l’un des poids lourd du NON aux côtés de l’ancien Premier ministre Alain Claude Billie By Nze et Pierre Claver Maganga Moussavou.


























