Dans le département du Ntem, à Meyo-Kyè, la gendarmerie a récemment déjoué un stratagème audacieux de trafic de stupéfiants impliquant deux Gabonaises âgées d’une trentaine d’années. Ces femmes, identifiées comme Gaina-Vanelle Mengue m’Ondo et Nicole Frieda-Folyse Obame Maganga, ont été interpellées alors qu’elles tentaient de transporter des substances prohibées dissimulées de manière insolite : dans des serviettes hygiéniques placées dans leurs parties intimes.
D’après les éléments rapportés par L’Union, les suspectes se seraient procuré ces substances, incluant du Tramadol et du chanvre indien, à Kyè-Ossi, une ville camerounaise proche de la frontière gabonaise. Le Tramadol, surnommé « kobolo », leur aurait coûté 150 000 FCFA pour un lot de 300 comprimés. Gaina-Vanelle, commerçante sur un site d’orpaillage, aurait élargi son activité à ces produits illicites pour répondre à la demande croissante des ouvriers de ces chantiers.
La vigilance des forces de l’ordre, qui restent attentives aux « ravages de ces drogues auprès des jeunes », a permis de déjouer leur plan. Lors d’une fouille corporelle approfondie à Meyo-Kyè, les gendarmes ont découvert les produits prohibés. Cet événement met en lumière l’ingéniosité des trafiquants transfrontaliers opérant entre le Cameroun et le Gabon, mais aussi l’ampleur de ce fléau dans les zones frontalières.
Cependant, l’issue judiciaire de cette affaire soulève des interrogations. Après avoir été entendues par le parquet d’Oyem, les deux suspectes ont été remises en liberté provisoire. Cette décision, jugée surprenante par certains observateurs, suscite un vif débat dans l’opinion publique. L’Union souligne que « l’audition des prévenues, réalisée en présence de leurs familles, a eu lieu sans l’implication directe des forces de l’ordre« , un fait qui alimente les spéculations.
Cet incident met en exergue l’urgence d’une intensification des mesures contre le trafic de drogue, particulièrement dans les zones transfrontalières où ces substances prolifèrent. Les autorités gabonaises doivent renforcer leurs efforts pour enrayer ce phénomène qui menace particulièrement la jeunesse du pays.


























