Ce lundi 26 janvier 2026 à 21h14 à Libreville, la nuit gabonaise s’est fendue d’une bonne nouvelle. SOS Prisonniers Gabon recevait un appel que l’on attendait comme une éclaircie après l’orage. Marcel Libama annonçait sa libération, la voix encore chargée d’émotion, mais déjà tournée vers la gratitude et l’espoir. Dans la même lancée, Simon Ndong Edzo a aussi recouvré sa liberté.
« Je viens d’arriver à la maison. Je n’ai pas encore mon téléphone sur moi. Je cherche le numéro de Me Moumbembé pour lui dire un grand merci. Je t’appelle avec le téléphone de ma fille. » Ces mots simples, presque murmurés, ont résonné comme un verdict rendu à la dignité humaine.
Avec Marcel Libama, Simon Ndong Edzo a lui aussi recouvré la liberté. Deux noms, deux visages, longtemps enfermés derrière les murs de l’arbitraire, retrouvent enfin l’air libre. Leur sortie n’est pas seulement un fait judiciaire ; elle est un symbole. Celui d’un combat collectif mené contre l’injustice, celui d’une société civile qui refuse de baisser les bras.
SOS Prisonniers Gabon salue toutes celles et tous ceux qui ont refusé le confort du silence. « Nous adressons un merci sincère à chacune et chacun d’entre vous qui avez refusé le silence, qui avez dit non à cette détention arbitraire », rappelle l’organisation. Dans l’ombre des cellules, des voix se sont levées, des consciences se sont éveillées, et la solidarité est devenue une arme pacifique mais redoutable.
Cette libération vient confirmer une vérité trop souvent contestée : la mobilisation citoyenne n’est pas vaine. « Cette libération est la preuve que la mobilisation citoyenne porte ses fruits », insiste SOS Prisonniers Gabon. Comme une goutte d’eau qui finit par creuser la pierre, la pression collective a fissuré les murs de l’injustice.
Au-delà des personnes, c’est l’idée même de justice qui sort renforcée de cet épisode. « Elle renforce notre conviction que l’indépendance de la justice n’est pas une utopie, mais un combat à poursuivre sans relâche », affirme encore l’organisation. La justice, ici, n’est plus un slogan abstrait, mais un horizon vers lequel il faut marcher, pas à pas.
Pour SOS Prisonniers Gabon, cette victoire a valeur de serment. « C’est enfin notre essor vers l’indépendance de la justice ». Une promesse faite aux détenus oubliés, aux familles éprouvées, et à un pays qui aspire à voir le droit triompher sur l’arbitraire.
Ce moment rappelle que chaque victoire éclaire la route commune, et que la vigilance citoyenne demeure la clef d’une justice durable et réellement indépendante nationale apaisée.


























