Où est passée la ministre des droits de l’homme quand la conservatrice de l’Arboretum Raponda Walker torture les populations de Malibé 2, zone Itambit Yoko?
Depuis la grande torture des résidents de Malibé 2, zone Itambit Yoko, la ministre des droits de l’homme semble se taire sur les actes de torture posés par la conservatrice de l’Arboretum Raponda Walker, Andrea Minkwe épouse Biong. La grande descente du 14 juin courant a laissé des traces faisant du Gabon un pays dans lequel les tortionnaires n’ont aucune inquiétude quant aux actes posés.

En effet, plusieurs résidents de Malibé 2, zone Itambit Yoko sont invalides pour plusieurs jours et mois après avoir été arrêtés puis conduits à la brigade du Cape Estérias pour une torture digne des régimes sovietiques, à la demande de la conservatrice de l’Arboretum Raponda Walker (ARW), Andrea Minkwe épouse Biong. Pour cause, elle a décidé de remettre en cause leurs droits d’exercer des activités vivrières sur les zones d’utilisation villageoise (ZUV) et ils ont opposé une fin de non-recevoir. Car, ces ZUV leur auraient conférées par son prédécesseur avec le concours d’autres institutions comme l’IGAD et l’AFD.

Des témoignages de menaces et de torture dignes des vraies tortionnaires.
Les 11 résidents de Itambit Yoko conduits à la brigade du Cape Estérias ont subi le martyr car ils ont été bien torturés suite à l’usage des violences physiques, des exercices physiques obligatoires à exécuter, les femmes comme les hommes. Plusieurs résidents de Itambit Yoko sont sortis trois jours après avec des invalidités graves aux pieds, aux dos et souvent sur tout le corps, car les certificats médicaux et certains examens prouvent l’impact de la torture, des violences administrées à la demande de la conservatrice de l’Arboretum Raponda Walker (ARW), Andrea Minkwe épouse Biong.

“Comment pouvez-vous arrêter les mères de famille et les enfants restent avec qui ? Comme tu veux montrer que tu es le grand bandit, ils ont commencé à le torturer. C’est alors qu’il a commencé à crier mon pied. Ils nous ont menottés puis nous ont transportés au Cap”, a déclaré une victime de la barbarie de la conservatrice de l’ARW. L’un des tortionnaires va rappeler en disant :” Vous les Kotas vous n’êtes rien on a la haine pour vous car vous avez tué un de nos collègues à Mékambo”, a rappelé l’autre résidente.
Une résidente, Dah Steria qui observait la scène de la poursuite des résidents par les agents de l’ANPN venus dans deux véhicules lourdement armés a été mise aux arrêts de façon brutale devant son domicile sous le regard impuissant de de ses enfants au motif qu’elle aurait été témoin.
Cela faisait suite à la fermeture de l’entrée des agents dans leurs ZUV, car les résidents venaient tout temps remettre en cause la charte signée bien avant l’arrivée de dame Andréa Minkwe épouse Biong.
“Pendant que je marchais avec eux, ils ont commencé à me brutaliser. Un agent de l’ANPN a collé le bout de son fusil derrière mon oreille, il me poussait dans le dos puis j ai commencé à lui dire :” mais, écoutez, j’ai des droits. Je ne suis pas un bandit. Vous m’avez demandé d’aller expliquer ce que j’ai vu et vous commencez à me brutaliser “, a déclaré Dah Steria, une femme mariée résidente de Itambit Yoko, victime de la brutalité des agents de l’ANPN.
Une fois à leur base, ce fut la vraie terreur, car ils n’ont demandé aucune explication à qui que ce soit. Ils ont commencé à :” bastonner, à frapper, à insulter, des grossièretés sortaient de leur bouche. Me concernant, ils ont dit tu vas mourir comme Jésus était mort pour sauver le peuple si tu ne nous dis pas qui a mis la barrière, si tu ne nous dis pas qui posait les questions”, a-t-elle témoigné.
La scène s’est aggravée en intensité de violences corporelles une fois à la base de Santa Clara ! “J’ai vu des jeunes à qui ils donnaient des coups de gifle au dos, allongés ils recevaient également des coups de rangers sur les côtes. Après cette étape, les agents versaient du sable sur les parties brutalisées du corps. Pour amplifier la douleur, le dos de la machette était frappé sur ces résidents “indélicats” de ’Itambit Yoko de Malibé 2. Le scénario se répétait et les jeunes pleuraient”, a-t-elle décrit.
Au regard d’une telle violence et maltraitance, la ministre de droits de l’homme devrait se saisir de ce dossier, car les droits humains des résidents de la zone Itambit Yoko de Malibé 2 sont violés impunément à la demande de la conservatrice de l’ARW, dame Andréa Minkwe épouse Biong, la petite soeur d’un Conseiller du président Ali Bongo. Notre pays a ratifié plusieurs textes internationaux contre les violences corporelles et toute forme de maltraitance.


























