Les résidents de Malibé 2, lieu-dit “Itambit Yoko”, au sein et aux alentours de l’Arboretum Raponda Walker (ARW) victimes des intimidations, violences, persécutions à mains armées et arrestations arbitraires de la part de la conservatrice. Malgré la charte signée avec l’Agence nationale des parcs nationaux (ANPN), avec le concours de l’IGAD, qui leur attribuent de façon régulière et légale des Zones d’utilisation villageoises (ZUV), délimitées , leur permettant de mener des activités vivrières et subsistances, la conservatrice depuis 2021, date de son arrivée, a remis en cause de façon unilatérale tout le travail conclu d’accord partie avec son prédécesseur. La dernière descente des équipes déléguées par la conservatrice, le mercredi 14 juin courant, a été marquée par une chasse à l’homme avec des fusils aboutissant à des arrestations arbitraires de 11 membres de cette communauté, une descente de plus et de trop.
En effet, les résidents de Malibé 2, dans la zone appelée “Itambit Yoko » subissent des persécutions et des humiliations permanentes de la part de la conservatrice de l’ARW, Andrea Minkwe épouse Biong, depuis son arrivée aux affaires en 2021. Mercredi dernier, les populations s’étant érigées pour la défense de leurs fermes et plantations se sont vues arrêtées, car menacés par des fusils chargés.
Des pères et des mères de famille ont été arrêtés manu militari puis conduits au Commissariat du Cap Esterias sans mandat. Ils y séjournent toujours.
Les résidents enfermés sont ; Dah Steria 45; ELONGOUA ly kadiatou 22; SOUNGA MENDOME Terence 30; BEOTSA MBIA ken 20; NDOMBO anri Joël 36; Akoule bobe 29; elvis 30; MAMBO walas 25; MEZOUKOU Evra 28; Michou 30 et BEOTSA Idriss

Une fois sur place, les agents de l’ANPN vont ordonner aux résidents de déloger de leurs fermes, car ils seraient en situation irrégulière selon les instructions reçues de la conservatrice. Les résidents de Malibé 2, “Itambit Yoko », ont opposé une fin de non recevoir à l’acte posé par la conservatrice qui ne repose sur aucun document légal.
Cette descente des éléments de l’ANPN au nom de la conservatrice de l’ARW fait suite à une série d’actes que les concernés ont consigné dans leur correspondance adressée au Premier ministre, Alain-Claude Bilie-By-Nze, déposée le 23 avril dernier avec accusé de réception: « Marquage sur hangars abritant des agriculteurs Arrêt des travaux, ARW » ou « A démolir, ARW », arrestations et mises à garde à vue arbitraires au commissariat du Cape Esterias en date du 3 au 4 décembre 2022 d’une femme enceinte accompagnée de ses deux enfants mineurs âgés de 2 ans et 5 ans, avec l’appui de quelques agents de la gendarmerie, sans mandat ni ordre de mission ; menaces verbales pointant leurs armes à feu sur des populations désarmées « , a rappelé le collectif des résidents de Itambit Yoko, de Malibé 2 au chef du gouvernement.
La descente du 14 juin est tout aussi frustrante que celle de décembre dernier où la conservatrice Andrea Minkwe Ep Bionh était en tête de fil . » Le 22 décembre, alors que les jeunes du village défrichaient en vue de planter des vivres, des agents de l’ANPN, en tête desquels la conservatrice de l’ARW accompagnés de la gendarmerie, ont menacé lesdits jeunes en pointant leurs armes à feu sur ces derniers devant une population apeurée et médusée à la fois », a dénoncé le collectif des résidents de Itambit Yoko, pourtant exerçant leurs activités en toute légalité.
Au regard de cet état de fait et excédés par cette situation d’oppression dont ils sont malheureusement victimes : » nous sollicitons votre arbitrage face à ces dérives qui peuvent conduire à des drames afin que la charte de la ZUV soit revue puis signée et respectée par les parties dans le but que les villageois puissent en faire l’usage de leur souhait « , a sollicité le collectif dans sa correspondance adressée au Premier ministre.

Les activités vivrières de ces populations, notamment l’agriculture et l’élevage sont consignés dans la charte signée par l’ANPN dans le cadre d’une Zone d’Utilisation villageoise (ZUV), créée par décret du président de la République Ali Bongo Ondimba, le 12 octobre 2012.
Face à ces assauts et arrestations arbitraires qui risquent d’orchestrer des graves incidents, notamment avec des potentiels décès et qui plus est au moment où on parle de la vie chère, le Premier ministre devrait intervenir dans les plus brefs délais.











































