Le samedi 17 février 2024, le collectif des IA (Infirmiers assistants) du Gabon s’est réuni en assemblée générale au quartier Plaine Orety dans le 1er arrondissement de Libreville. Il s’agissait pour les hommes et femmes de la Santé de se préparer pour revendiquer leurs droits dont le principal est le reclassement à titre exceptionnel de leur catégorie B2 car depuis plusieurs décennies ils n’ont eu aucune évolution.
Les infirmiers et infirmières assistants, oubliés depuis 20 à 25 ans, exigent le reclassement exceptionnel de leur catégorie B2, dénonçant l’inaction du ministère de la Santé malgré les instructions du Président de la République, Brice Oligui Nguema et du Premier ministre de la Transition, Raymond Ndong Sima, et envisageant des actions fortes pour attirer l’attention des autorités.
Stagnation professionnelle
« Ce qui nous amène à convoquer la presse aujourd’hui, c’est la mise au point de notre carrière d’infirmiers assistants. Nous sommes lésés parce qu’il y a plusieurs années que nous avons été oubliés par notre ministère de tutelle. La fermeture de nos écoles de santé provinciale n’a pas permis notre avancement et depuis lors nos carrières sont bloquées. Nous tournons en rond dans les hôpitaux. On fait du surplace. Plusieurs parmi nous sont restés des années dans les mêmes services. Pourquoi ne pas faire de nous des infirmiers spécialisés de ces services-là? » S’est interrogée Ango Lydvine, infirmière assistante depuis des décennies.

Elle va poursuivre son propos. « Nous avons des infirmiers en réa qui sont là depuis 10 ans, 15 ans qui peuvent avoir une petite formation et cela va nous permettre de changer de catégorie. Avec l’arrivée du CTRI qui a rouvert les concours, on estime qu’ils peuvent aussi penser à nous, les oubliés du ministère de la Santé « , a-t-elle préconisé.
Légalité indiscutable du reclassement exceptionnel selon la loi gabonaise
Eric Akouri , le Secrétaire général du Synaps-PGA, est formel le reclassement à titre exceptionnel est légal. « La loi 8/91 du 26 septembre 91 qui a été reprise par la loi 1/2005 du 4 février 2005. En cas de nécessité, ou lorsque l’intérêt supérieur l’exige, le président de la République peut, à titre exceptionnel, et après concertation avec le Premier ministre et avis du ministre utilisateur et du ministre chargé de la Fonction publique déroger aux dispositions du présent statut en matière de recrutement et de promotion des agents publics, civils et permanents« , a déclaré le syndicaliste.
Après la prise du pouvoir par le Comité pour la Transition et la restauration des institutions (CTRI), le 30 septembre 2023, le Synaps-PGA a écrit au président de la République qui les a recommandés au Premier ministre. Il les a confiés au ministre de la Santé, qui les a fait recevoir par son conseiller et depuis lors rien n’a bougé.
Pour le SG du Synaps-PGA, le ministre de la Santé, le Pr Adrien Mougougou est le premier responsable de l’absence d’avancement de leur situation, pourtant lui-même personnel de Santé.
Le Synaps-PGA, dont le collectif des IA du Gabon est l’émanation, a déclaré au Premier ministre de la Transition, Raymond Ndong Sima, qu’ils n’ont qu’un seul point : «Le reclassement à titre exceptionnel des Infirmiers assistants» ».
Ce Collectif des infirmiers assistants du Gabon , qui a trop souffert, a envisagé la possibilité de faire 24 heures sans exercer au sein des différentes structures hospitalières du pays. De ce fait, le manque d’égard qui semble être celui de leur ministre de tutelle sera mieux compris par les autorités du CTRI


























