Ce dimanche 1er juin 2025, le directeur de l’Agence Nationale de l’Urbanisme, des Travaux Topographiques et du Cadastre (l’ANUTTC) a fait un tour d’horizon dans les zones où les populations ont construit des bâtiments de façon irrégulière sur le terrain de l’État.
Il était question de les sensibiliser une fois de plus à quitter ces lieux dans les plus brefs délais et au marquage des constructions érigées sans autorisation sur ces parcelles de terrain, à Joachim Mahotes Magou Indi, dans le 1er arrondissement de la capitale. Dans l’agenda du ministère des Travaux publics, un projet de lancement à court terme est prévu sur ce site de plusieurs hectares de terrain, avec un fort impact social.
« Nous allons procéder au marquage et au recensement des biens concernés par ce vaste projet. Il s’agit de construire des voies et de libérer des réserves foncières pour l’édification de bâtiments administratifs. Comme vous le savez, l’État manque cruellement de bâtiments administratifs et pourtant, ces réserves foncières sont illégalement occupées », a déclaré Gildas Mickoto, directeur général de l’ANUTTC, au micro de Gabon 24.
Ce n’est donc pas la première fois qu’une descente de terrain de ce genre est entamée par l’ANUTTC. Il y a trois ans, le même processus de sensibilisation avait été déclenché. Cette fois-ci, place à l’action.
« Nous sommes revenus ici à maintes reprises, mais ces mêmes populations refusent toujours de quitter les lieux. Dès demain, nous entamerons la phase de démolition, car il est urgent que le projet confié à l’entreprise Mika Service démarre dans les plus brefs délais », selon les propos du directeur général de l’ANUTTC.
Les habitants de cette zone disent ne pas vouloir interférer dans cette décision, mais réclament juste un document officiel attestant la démolition. La réfection de la voirie prochaine, nécessitant un dégagement de 7 mètres de part et d’autre du centre de cette voie secondaire, aura un impact direct sur plusieurs domiciles.
« Nous acceptons, nous ne pouvons pas refuser cela. Seulement, je souhaite un document attestant que l’on démolit ma barrière », s’est prononcé Givers Mouele, l’un des habitants.
Cette action du ministère des Travaux publics est répandue dans le Grand Libreville. L’État veut construire des bâtiments qui serviront à la nation gabonaise.


























