Par : Omar MOUÉS MOUÉS- Dans un article publié le 20 mars 2026 par Gabon Mail Infos , sous la plume de Darlyck Ornel ANGWE , la décision de la mairie de Libreville d’imposer une fermeture du marché de Mont – Bouet à 17h 30 est présentée comme une mesure brutale, injuste et économiquement destructive.
Une lecture rigoureuse impose cependant de rétablir certains faits
D’abord, sur le plan juridique, rien n’interdit à l’autorité municipale, en l’occurrence Pierre Mathieu OBAME ETOUGHÉ , de réactiver un arrêté antérieur, dès lors que celui-ci n’a pas été abrogé.
Ce pouvoir relève de ses compétences de police administrative, notamment pour garantir l’ordre public, la sécurité et la salubrité dans les marchés urbains.
Ensuite, la question des horaires ne peut – être réduite à une simple logique commerciale. La gestion d’un marché de l’envergure de Mont- Bouet implique :
– des impératifs de nettoyages
– de contraintes de sécurité
– des risques réels de braquages
– la protection des agents municipaux et des commerçants…
Ignorer ces paramètres revient à nier les responsabilités fondamentales de la puissance publique.
S’agissant de l’argument du << pic d’activité après 17 h 30> >, il mérite d’être nuancé. S’il est vrai que la dynamique urbaine prolonge l’activité commerciale au-delà des heures administratives, cela ne saurait justifier une anarchie horaire incompatible avec les exigences d’ordre et de sécurité.
Plus préoccupantes encore sont les accusations de prélèvements illégaux.
Dans un État de droit, des telles affirmations doivent être étayées par des preuves. À défaut, elles relèvent davantage de la suspicion que de la réalité. Les procédures encadrant la collecte des droits municipaux sont strictes et soumises à des textes réglementaires précis.
Quant aux termes << d’asphyxie économique>> , ils traduisent moins une analyse objective qu’une stratégie de dramatisation destinée à mobiliser l’opinion.
Enfin , la démarche de certains syndicats, consistant à envisager des manifestations ou à saisir directement le Président de la République, Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA , sans épuiser les voies de dialogue local, interroge sur leur volonté réelle de concertation.
Car au fond, une question demeure :
Sommes – nous face à une défense légitime des commerçants, ou à une instrumentalisation d’un malaise social à des fins moins avouées ?
Dans un contexte où la gouvernance urbaine exige rigueur, responsabilité et dialogue, il appartient à chacun – autorités comme acteurs économiques – de privilégier la vérité sur l’émotion, et

























