Depuis le coup d’État du 31 Août perpétré par la Garde républicaine (GR), commandée par le Général de Brigade désormais Président de la transition, Brice Oligui Nguema, plusieurs décisions inédites ont été prises en faveur des populations celles-ci pour redonner la dignité aux gabonais lésés dans leur propre pays sauf qu’ils sont taxés d’entretenir la xénophobie.
Par exemple la gratuité des frais de scolarité, le paiement des bourses dans les lycées et collèges, le paiement des pensions aux retraités ainsi que le règlement de la situation des agents de l’éducation nationale qui étaient sans postes budgétaires.
Dans cet élan de patriotisme des nouveaux dirigeants du pays, certains compatriotes entrepreneurs, n’ayant pas accès à un espace de vente dans le plus grand marché du pays Mont-Bouët ont décidé de reprendre leur droit du sol en réclamant un espace pour effectuer leurs activités commerciales.
Il est bon de rappeler que le marché Mont-Bouët est à forte coloration ouest-africaine, pour être plus précis, est occupé à plus de 90% par des compatriotes venant d’autres pays d’Afrique notamment l’ouest du continent et le Cameroun en Afrique centrale.
Les commerçants autochtones ont donc entrepris de déguerpir ceux venant des pays voisins, en l’occurrence des Camerounais ce qui a provoqué un tollé chez certains ressortissants Camerounais vivant au Gabon et au Cameroun qui ont pris les réseaux sociaux, Facebook, tiktok, d’assaut pour condamner l’attitude des gabonais en les caricaturant d’être praticiens de la xénophobie XL.
Il serait convenable de reconnaître du Gabon sa nature de terre d’accueil, d’Eldorado, nom attribué dans les années 70 et 80 lorsque le Gabon était la terre d’accueil pour toute l’Afrique centrale et de l’ouest. Ceci a contribué à un certain laxisme des dirigeants qui n’ont pas mis en place de vraies politiques d’immigration, pour d’une part réduire le flux de migrants, et d’autres part pour attribuer des titres de travail aux ressortissants expatriés venus chercher fortune, et qui prospèrent, dans leur nouvelle terre d’adoption au détriment des autochtones. Ces autochtones sont restés longtemps silencieux et tolérants face à cette occupation quasi-normale des autres nationalités au Gabon.
A toutes fins utiles, il n’existe sous aucun autre ciel un pays où l’économie informelle est détenue à plus de 60% par des expatriés.
Les Gabonais ne peuvent pas être accusés de xénophobie si on se base sur les chiffres officiels du flux migratoire dans le pays et si on compare le Gabon à ses voisins immédiats tels que le Cameroun où il est difficile à un ressortissant africain d’exercer un « petit métier » considérant le caractère entreprenant des locaux.
On pourrait également tirer un parallèle entre les traitements des expatriés au Gabon et le même traitement en Afrique du Sud pour répondre à cette question.
Les Gabonais sont tout simplement en quête de leur dignité volée, et bafouée par plusieurs décennies du système Bongo-PDG. Les ressortissants d’autres pays sont les bienvenus à condition qu’ils remplissent toutes les conditions pour s’établir au Gabon parce que l’heure du Gabon d’abord est devenue une réalité. On peut ainsi dire avec les militaires du CRTI que c’est enfin notre essor vers la félicité.
Par Breck Djounga


























