Le président de la Transition, Brice Clotaire Oligui Nguema, a récemment déclaré, lors de la cérémonie des vœux au corps diplomatique, que le Gabon sollicite l’aide du FMI pour faire face aux défis économiques qui l’attendent. Cette demande s’inscrit dans une volonté renouvelée de stabiliser l’économie nationale et de restaurer l’équilibre budgétaire.
Une collaboration attendue avec le FMI
Dans son discours, le chef de l’État a précisé que « Nous sollicitons une assistance technique du Fonds monétaire international pour nous aider à assainir nos finances publiques et améliorer notre cadre macroéconomique ». Cette démarche, selon lui, doit aboutir à l’élaboration d’un programme économique cohérent en collaboration étroite avec l’institution internationale.
Le Gabon sollicite l’aide du FMI dans un contexte économique marqué par des défis persistants, exacerbés par l’échec du dernier programme en date, conclu en 2021 dans le cadre du Mécanisme élargi de crédit (MEDC). Bien que ce partenariat ait permis une mobilisation de 553,2 millions de dollars, il s’est achevé en juin 2024 sans atteindre ses objectifs initiaux, notamment en raison de politiques budgétaires jugées trop laxistes.
Redorer la confiance internationale
Cette nouvelle requête intervient après une évaluation réalisée en mai dernier par le FMI dans le cadre de l’Article IV. Celle-ci a révélé une croissance en reprise et une baisse de l’inflation, mais a également mis en lumière des faiblesses structurelles, notamment en matière de gouvernance économique et de discipline budgétaire. Le gouvernement actuel espère que cette collaboration avec le FMI aidera à résoudre ces lacunes.
Le Gabon sollicite l’aide du FMI dans le but non seulement d’améliorer la gestion de ses ressources, mais aussi de rassurer ses partenaires financiers et d’attirer les investisseurs. La discipline budgétaire et la stabilité macroéconomique figurent en effet parmi les conditions essentielles pour restaurer la confiance internationale et garantir la réussite des réformes en cours.
L’enjeu d’une assistance technique
Si cette assistance est accordée, elle pourrait constituer une étape clé vers un redressement économique durable.
Selon des observateurs, le Gabon pourrait s’appuyer sur l’expertise de cette institution internationale.
Pour rappel, le FMI et la Banque Mondiale ont vu le jour en juillet 1944 lors d’une conférence internationale aux États-Unis (à Bretton Woods, dans le New Hampshire) qui a instauré un cadre de coopération économique visant à créer une économie mondiale plus stable et prospère.
En définitive, le fait que le Gabon sollicite l’aide du FMI traduit une volonté claire des autorités de s’engager dans un processus de transformation économique, indispensable à l’atteinte des objectifs de la transition.


























