La capitale gabonaise, Libreville est de nouveau secouée par les aléas de la Société d’eau et énergie du Gabon (SEEG) avec les délestages intempestifs. Après une brève accalmie, les habitants de Libreville sont confrontés à une nouvelle formule de délestages.
Pas un jour ne passe sans qu’une partie de la capitale ne soit privée d’électricité. Malgré les tractations, les remaniements et les rappels à l’ordre observés au cours des derniers mois, rien ne semble évoluer. Les faits sur le terrain montrent que les populations continuent de souffrir de l’incapacité de la SEEG à fournir un service fiable. Les délestages dans Libreville, un procédé rotatif visant à éviter un effondrement total du réseau, est devenu la norme.
Dans la commune d’Owendo, les habitants subissent environ trois heures de coupures d’électricité par jour, une situation anormale qui semble désormais être une norme.
« Nous nous y habituons déjà. Où sont les résultats des grandes promesses faites par la SEEG ? Tout devait rentrer dans l’ordre en un mois, et nous voici au début de la nouvelle année sans aucune amélioration », déclare Davi, un citoyen de la commune d’Owendo.
Les mêmes problèmes se retrouvent à Libreville, notamment dans le quartier Dragage, dans le 6ème arrondissement, où les habitants vivent un calvaire quotidien, privés d’électricité pendant des heures.
« On vit avec. On ne se pose plus de questions, évidemment ce n’est pas normal. Mais on endure cette problématique de délestage à tout moment », explique un habitant du quartier, illustrant l’immense frustration qui s’installe. Le rythme infernal est implacable : « Les délestages, c’est la mort. Par jour, on en a deux, un le matin et un en nocturne. Ces coupures peuvent durer jusqu’à deux heures. Ça nous fait souffrir. La nourriture se gâte, on dort avec la chaleur. »
Ce témoignage émouvant est loin d’être un cas isolé. La souffrance se répercute dans les familles de Nzeng-Ayong, tout comme dans d’autres quartiers de la capitale.
La crise énergétique touche tous les segments de la population et tous les aspects de la vie quotidienne. Les élèves sont particulièrement affectés.
« On a presque tout le temps des coupures qui durent. Si on coupe, par exemple, à 20 heures, c’est à 24 heures qu’on remet le courant. Ces coupures perturbent beaucoup les apprenants. Ils vont tard à l’école parce que, durant la nuit, ils ne peuvent plus bien réviser ni faire leurs devoirs à temps », déplore un parent d’élève. L’impact sur la scolarité est manifeste et inquiète grandement les familles.
La SEEG justifie ces délestages comme une mesure nécessaire pour éviter un effondrement complet du réseau. Des coupures de deux à trois heures, répétées plusieurs fois par jour, sont donc appliquées.
La situation est la même dans l’ensemble des communes qui composent le grand Libreville. Combien de temps encore ce calvaire devra-t-il durer ? Les populations, fatiguées de cette routine, semblent ne plus croire aux multiples promesses de cette société qui ne cesse d’offrir un service morose.
Par Max Delys Robaky


























