À moins d’avoir l’appui réel du peuple, avec les dégâts collatéraux que cela peut entraîner, c’est toujours les gouvernements qui sortent vainqueurs de ce type de combat.
En effet, le débat n’est plus épidémiologique, on ne se préoccupe plus de la santé, de savoir combien de gabonais sont infectés par le virus, sont hospitalisés, sont décédés, demandent secours aux structures médicales de leur pays, combien de places de cimetières sont achetés pour inhumée les cadavres, combien d’actes de décès sont délivrés par les services autorisés, combien de familles sont endeuillées, non!
Le gouvernement se préoccupe plutôt de savoir le nombre de vaccins inocculés aux gabonais, combien de tests PCR ont été vendus, etc.
Et on a l’impression que le gouvernement est toujours plus intéressé par la restriction des libertés.
Point de plan crédible pour sauver les opérateurs économiques qui attendaient le relance par des aides financières directes promises; c’est plutôt la voie du retour timide de la clientèle chez les opérateurs économiques que le gouvernement privilégie.
Devant un tel débat, deux camps se sont constitués: celui de l’opposition qui était en sommeil et a trouvé un allié de taille, la société civile reunie autour du COPIL CITOYEN, et le camp du pouvoir qui perd des soutiens y compris dans son propre camp.
L’issue de ce débat reste incertain.
Ce n’est vraiment pas un Noël joyeux au Gabon.
Mais qui vivra, verra.
À demain.
Petit-Lambert Ovono, Evaluateur certifié des politiques publiques, Président de Sogeval,
Président des biens publics


























