Nzeng-Ayong Dragage sous le choc : un drame qui ébranle la confiance envers les forces de l’ordre selon un reportage diffusé le 22 août dernier par nos confrères de TV+ Afrique. Le quartier Nzeng-Ayong Dragage, situé dans le 6ᵉ arrondissement de Libreville, est plongé dans la stupeur et l’indignation après la découverte du corps sans vie de JR, un jeune homme de 21 ans porté disparu depuis plusieurs jours. Ce drame, qui bouleverse une famille entière, soulève de graves interrogations sur les pratiques des forces de sécurité et la responsabilité des autorités judiciaires.
Recherché activement par ses proches, JR a été retrouvé mort dans des circonstances que la famille qualifie de « sinistres ». Selon les témoignages recueillis, le jeune homme aurait été abattu par des policiers après avoir été confondu avec un trafiquant de drogue. Son corps aurait ensuite été enterré sans que sa famille ne soit informée, sur ordre d’un procureur selon que nous rapporte nos confrères.
« Un petit frère m’a dit que la dernière personne qu’il avait vu avec JR était un certain Mouguengui, surnommé Baby. Je suis allée le voir, il m’a confirmé avoir été avec mon fils »,déclare Lisa Maguili Mombo, mère de la victime.
Elle poursuit, bouleversée :
« Il m’a dit qu’ils étaient ensemble, qu’il avait reçu un appel et avait commissionné mon fils pour aller récupérer un invité. Mais cet invité était accompagné par la police. »
Si les faits sont avérés, cette affaire pourrait constituer une nouvelle bavure policière, jetant une fois de plus le discrédit sur les forces de l’ordre gabonaises. La famille, dévastée, exige des réponses et surtout, que justice soit rendue.
« Je réclame le corps de mon enfant. Je veux l’enterrer dignement. Je demande que les policiers responsables soient punis. Je demande au président de la République, qui est aussi un père, d’agir »,implore la mère en larmes.
La révélation selon laquelle le corps aurait été enterré sur instruction d’un procureur sans en informer la famille soulève une question cruciale : comment un garant de la justice peut-il être impliqué dans une telle manœuvre ? Ce silence institutionnel alimente la colère et la méfiance dans le quartier Dragage, où la confiance envers les forces de l’ordre semble irrémédiablement entachée.
Ce drame ne peut être relégué au rang des faits divers. Il interpelle les plus hautes autorités du pays, à commencer par le chef de l’État, sur la nécessité de recadrer les pratiques policières et de garantir une justice équitable pour tous. La famille de JR, comme tant d’autres, ne demande qu’une chose : que la vérité éclate et que justice soit faite.

























