Dans un communiqué de presse lu ce lundi 2 mai 2022, par le Directeur général de la Communication, Mme Hermine Otounga Souna, sur les antennes de la Chaîne publique, le ministère de la Communication a reporté la célébration de la Journée internationale de la liberté de la presse prévue ce mardi 3 mai 2022. C’est une première qui traduit le deuxième faux pas du ministre Pascal Houagni Ambouroué à la tête de ce Département ministériel, après la mise en garde de sanctions contre notre confrère Gabon Matin si jamais il continue à alerter sur le retour des crimes rituels au Gabon.
« Le ministère de la Communication porte à la connaissance des professionnels des médias, organisations patronales du secteur presse et les partenaires au développement que pour des raisons technique, indépendantes de notre volonté , la Journée internationale de la liberté de la presse, initialement prévue le 03 mai 2022 à Libreville ,est reportée à une date ultérieure », a déclaré madame Otounga Souna, Directeur général de la Communication.
C’est une première dans l’histoire de la célébration de la Journée internationale de la la liberté de la presse que la célébration soit reportée sine die au Gabon.
C’est à l’image d’une entreprise qui ne célèbre pas la fête du travail un 1er mai toutefois promet de le faire à une date ultérieure pour des raisons techniques. C’est le modus operandi Houagni Ambouroué qui traduit un deuxième faux pas à la tête de ce ministère Depuis moins de deux mois.
Le premier faux pas est la mise en garde contre notre confrère de Gabon Matin qui alertait sur le retour du phénomène des crimes rituels au Gabon. Au nom du gouvernement, le ministre avait estimé que Gabon Matin causait une certaine psychose au sein de la population alors qu’il ne traduisait que la réalité du terrain.
« Tout en réaffirmant l’engagement indéfectible des plus hautes autorités la préservation et la garantie de la presse au Gabon, le ministère de la Communication présente ses excuses aux acteurs, aux acteurs pour le désagrément causé et précise qu’une communication spéciale sera faite dans les prochains jours pour édifier l’opinion et les différents participants sur la nouvelle date arrêtée », a précisé le Directeur général.
Dans tous les cas, les professionnels de la presse étaient déjà bien prêts à célébrer cette fête qui leur permet de se rappeler qu’ils sont importants dans une société qui ne reconnaît pas toujours à juste titre leur contribution.


























