La signature par Jeannot Kalima d’un contrat énergétique avec Karpowership suscite une vive controverse. Ce texte impose à la SEEG des paiements fixes, déterminant de l’électricité réellement fournie, et prévoit des obligations financières dès le 27 novembre. Cette affaire fragilise la transition conduite par Oligui Nguema, mettant en lumière des pratiques contractuelles jugées opaques et contraires aux intérêts économiques du Gabon.
Cette situation place Jeannot Kalima dans une position inconfortable. Pour de nombreux observateurs, son maintien au gouvernement serait perçu comme un affront à la transparence et à l’intégrité prônées par le Comité pour la transition et la restauration des institutions (CTRI). Pire, il enverrait un message troublant à l’opinion publique et aux investisseurs : l’immunité semble garantie pour les proches de la famille présidentielle.
Les précédents judiciaires de Jeannot Kalima s’ajoutenterait au scandale Karpowership. En août 2014, le quotidien L’Union (n⁰11617) rapportait son incarcération pour détournement de fonds publics, une affaire portant sur 620 millions de francs liée à l’organisation des fêtes tournantes. À l’époque, il aurait été décrit comme un homme hautain et arrogant, incarnant les privilèges d’un système corrompu. Cette ombre judiciaire ressurgit aujourd’hui, alors que des soupçons d’arrangements personnels planent sur le contrat signé avec Karpowership.
L’implication de Kalima dans ce dossier soulèverait des interrogations sur la détermination du général-président Brice Clotaire Oligui Nguema à rompre avec les pratiques opaques du passé. En tant que garant des engagements de probité de la transition, il se retrouverait face à une décision cruciale : préserver un proche familial ou restaurer la confiance en l’État.
Le cas Jeannot Kalima deviendrait un test politique et symbolique pour le chef de l’État. Le dossier incarne les défis auxquels fait face le Gabon post-transition, entre la nécessité d’attirer des investissements étrangers et l’impératif de justice institutionnelle.
En somme, l’avenir politique de Jeannot Kalima serait désormais étroitement lié à la crédibilité des réformes portées par Brice Oligui Nguema.


























