Ce lundi 2 décembre 2024, une assemblée générale s’est tenue au sein de l’Institut des Maladies Infectieuses Professeur Daniel Gahouma (IMIPDG). Selon une source fiable, cette première rencontre, organisée après la désignation du délégué du personnel, avait pour objectif de faire le point sur les difficultés rencontrées depuis le lancement officiel des activités en août dernier par Brice Clotaire Oligui Nguema, Président de la Transition et Chef de l’État.
Une question centrale a dominé les débats : qui est responsable du paiement des primes de garde et des astreintes au sein de cette institution honorant la mémoire d’un illustre médecin gabonais ? Cette problématique, qui divise le personnel, a pris une nouvelle ampleur lors de cette assemblée. Alors que la Directrice générale, Dr Oswalde Élisabeth Lendoye, récemment diplômée du Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur (CAMES), s’efforce de diriger l’établissement selon la vision du Chef de l’État, des tensions internes viennent miner ses efforts. Certains accusent un groupe d’individus de poursuivre un agenda caché visant à détourner l’institution de ses objectifs en attisant colère et frustration.
Sinon, comment expliquer les frustrations et mécontentements liés à la répartition des primes de garde et des astreintes ? Pourquoi, au sein du même hôpital, les montants varient-ils entre 40 000 FCFA et 150 000 FCFA pour les infirmiers ? Pourquoi certains agents, quel que soit leur grade, bien qu’ils soient mobilisés les week-ends, les jours fériés et au-delà des horaires réglementaires, ne reçoivent-ils pas les primes auxquelles ils ont droit ? Qui est responsable de la suppression de certains noms sur le fichier des paiements ?
Pour l’heure, ces questions restent sans réponse. Cependant, le Pr Adrien Mougougou, ministre de la Santé, et la Directrice générale de l’Institut gagneraient à clarifier cette situation au sein de l’Institut Gahouma, si les faits venaient à être confirmés. Cette démarche est d’autant plus cruciale dans un contexte où la restauration des institutions et la dignité des Gabonais figurent parmi les priorités affichées par le gouvernement de transition.


























