Hermann Immongault, ministre de l’Intérieur du Gabon, a rencontré son homologue du Sénégal Jean-Baptiste Tine lors d’une visite à Dakar pour étudier les pratiques électorales du Sénégal. Cette collaboration vise à renforcer la transition démocratique gabonaise en s’inspirant du modèle sénégalais, en vue des prochaines élections présidentielles.
Pour Hermann Immongault, l’objectif visé est de s’inspirer du modèle sénégalais et de renforcer la démocratie, notamment lors des prochaines joutes électorales prévues en 2025.
Au sortir du référendum du 16 novembre dernier, qui est aujourd’hui l’une des rares élections à s’être bien déroulée sans faire l’objet d’aucune réclamation, il est plus que nécessaire pour les autorités de planifier promptement le bon déroulement de cet événement qui marquera la fin de cette phase de transition. Il est important de noter que le ministre Hermann Immongault entend tirer les leçons des quelques couacs qui ont émaillé cette consultation populaire, la première sous l’ère du Comité pour la Transition et la Restauration des Institutions (CTRI). Le Sénégal, étant un modèle en Afrique subsaharienne en matière d’élections, est aujourd’hui un véritable exemple.
C’est l’annonce faite par le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité de la transition lors de sa visite à Dakar. Hermann Immongault a clairement indiqué qu’il cherche à enrichir son approche électorale en s’inspirant des bonnes pratiques sénégalaises. « L’objet de cette visite est de nous inspirer de l’école sénégalaise en matière de vie démocratique et de gestion des élections », a-t-il souligné, tout en se disant disposé à rendre davantage inclusif le processus électoral.
« Nous sommes venus au Sénégal pour voir comment le pays fonctionne sur la question de la gestion des élections, la liste électorale, les acteurs impliqués, les résultats, la participation des observateurs électoraux », a déclaré Hermann Immongault. Selon le membre du gouvernement de transition, les deux pays entretiennent des points de similitudes frappants qu’il conviendrait d’optimiser par une mutualisation d’efforts en phase avec les accords bilatéraux.
Aussi, le patron des élections dans notre pays a d’ores et déjà tendu la main aux autorités du pays de Bassirou Diomaye Faye afin de joindre l’acte à la parole. « Nous voulons une délégation sénégalaise à Libreville pour mieux parfaire notre connaissance du modèle sénégalais. On se réjouit de la volonté de nos deux chefs d’État de renforcer l’axe Libreville-Dakar dans tous les aspects politique, sécuritaire, économique et maintenant électoral », a-t-il conclu. Une descente d’experts sénégalais à Libreville est envisagée.
C’est un bel exemple de coopération Sud-Sud, sachant combien la démocratie est vécue dans ce pays. Il était très important que le Gabon se réfère à un exemple démocratique africain qu’est le Sénégal pour des échanges d’expertise, après avoir longtemps évolué dans un environnement comme l’Afrique centrale, qui reste encore fortement sous l’emprise des dirigeants pour qui le peuple est sacrifié au détriment des intérêts personnels de certains nostalgiques politiques. Vivement que cette coopération apporte un plus à notre jeune démocratie.
Par Max Delys Robaky


























