Le samedi 21 septembre 2024, la ministre de l’Éducation nationale, Camelia Ntoutoume Leclercq, a accueilli une délégation du Syndicat national de la formation et de l’enseignement professionnels (SYNFEP), conduite par son président, Marc Gnassa Poutou. Cette rencontre visait à attirer l’attention du ministère sur les difficultés persistantes que rencontrent les agents du secteur. Face à ces préoccupations, les représentants syndicaux, qui envisageaient de lancer un mouvement de grève, ont choisi d’accorder un délai au ministre pour soumettre leurs revendications aux instances compétentes. Cette décision reflète une volonté de privilégier le dialogue et la négociation dans l’espoir d’obtenir des réponses concrètes aux problèmes soulevés.
Lors de son propos de circonstance devant la presse, Marc Gnassa Poutou, Président du Syndicat national de la formation et de l’enseignement professionnels (SYNFEP), a mis en avant plusieurs points cruciaux relatifs aux préoccupations des travailleurs du secteur.
Tout d’abord, il souligne la réactivité de la ministre de la Formation professionnelle, qui a rapidement pris en considération les doléances des agents suite à l’assemblée générale du 19 septembre 2024. « Madame, le ministre a été prompt à réagir face à la détresse des travailleurs », a-t-il précisé. Cette prompte réaction est un signe encourageant pour un dialogue ouvert et constructif.
Ensuite, Marc Gnassa Poutou insiste sur un aspect clé de la formation professionnelle : l’importance de la « matière 2 », c’est-à-dire les outils et matériaux nécessaires pour permettre une formation adéquate. Contrairement à l’enseignement général, qui se base principalement sur des supports théoriques, la formation professionnelle repose sur 80% de pratique. « Nous sommes en formation professionnelle, il faut bien que nous ayons la matière 2 », rappelle-t-il. La promesse de la ministre de résoudre ce problème en collaboration avec la direction générale est donc essentielle.

Par ailleurs, le syndicaliste met en lumière la précarité administrative de nombreux agents, certains travaillant depuis plusieurs mois sans contrat. La ministre s’est également engagée à rectifier cette situation : « Elle a promis de regarder aussi de ce côté avec la direction générale de l’ANFP ». Ce volet administratif est crucial pour garantir la stabilité et la reconnaissance des employés.
Enfin, concernant le paiement des vacations et des indemnités liées aux examens et concours, la ministre a montré sa volonté de clarifier ces questions dès le retour de la délégation présidentielle de New York, laissant espérer une issue rapide.
Le président du SYNFEP se montre optimiste quant à la volonté du gouvernement de résoudre les problèmes, tout en soulignant que le dialogue est désormais « ouvert avec la tutelle ».


























