Les membres de (Sypross) Syndicat des agents professionnels de la sécurité sociale ont organisé un sit-in sur l’esplanade de leur siège au centre ville, le mardi 15 novembre 2022, pour une assemblée générale d’urgence afin de mettre en place une journée pour s’indigner contre l’agression dont a été victime leur collègue Halima.
Après qu’Halima, agent auditrice de la CNSS, ait été victime de menace pour être par la suite kidnappée, agressée, violée et jetée tardivement devant la CNSS, ce mardi 15 novembre, les agents de la CNSS se sont réunis pour une assemblée générale visant à traiter cette situation au sein de leur administration, plus encore pour préparer une journée spéciale le mercredi 16 novembre afin d’exprimer leur indignation pour le cas Halima. Pierre Mintsa et Aminata Ondo, tous syndicalistes, ont pris de leur temps pour venir soutenir le président du Sypross, Richard Bekomg, en prenant la parole pour dénoncer cette atteinte à la dignité humaine.
Aminata Ondo a cru savoir l’origine du malheur de l’auditrice de la CNSS : « Les causes, nous les connaissons tous, détournement de deniers publics, notre gouvernement se nourrit de ça ! Comment une CNSS peut-elle se retrouver dans cette situation? On enlève une auditrice pour être traitée de la sorte », s’est-elle indignée.
« Chers Syprossiens, l’heure vient de sonner chez vous pour lutter contre l’injustice sociale. Quand on porte atteinte à votre collègue salariée, cela veut dire que c’est votre vie qui est en danger », s’est exprimé Pierre Mintsa .
Le président du Sypross Richard Ndi Bekoung a organisé cette assemblée générale pour soutenir Alima : « il était question de voir dans quelle condition nous pouvons mettre des actions pour interpeller l’administration provisoire, le ministre de tutelle, le gouvernement et la présidence de la République », a t-il déclaré.
Cette journée en préparation pour Halima va faire école au sein de cette structure de prévoyance sociale au Gabon.
Signalons qu’à ce jour les auditeurs de la CNSS reçoivent des messages de menace de « mort » et d’intimidation suite aux missions d’audit qu’ils mènent depuis la mise en place de l’administration provisoire.
Au niveau des retraités plus de 1000 reçoivent leur pension depuis l’exécution de l’audit interne.










































