Dans un contexte où la gouvernance forestière demeure un enjeu stratégique pour le Gabon, le ministre des Eaux et forêts, Maurice Ntossui Allogo a effectué une visite de terrain au sein de la société Precious Woods. Cette descente, hautement symbolique, vise à consolider les mécanismes de suivi des produits issus de l’exploitation forestière et à intensifier la lutte contre l’exploitation illégale du bois, un fléau qui fragilise à la fois l’économie nationale et la crédibilité internationale du pays.
La visite ministérielle s’inscrit dans une dynamique de surveillance accrue des opérateurs forestiers. Sur le site de Precious Woods, l’un des acteurs majeurs du secteur, l’attention a porté sur les dispositifs de traçabilité mis en place pour garantir que chaque produit de la grume au bois transformé puisse être suivi tout au long de la chaîne de valeur.
Cette exigence nationale : assurer que le bois gabonais respecte les normes légales, environnementales et commerciales, dans un marché mondial de plus en plus sensible aux questions de durabilité.
Le ministre a rappelé que la traçabilité constitue un pilier essentiel de la politique forestière gabonaise. Elle permet non seulement de sécuriser les recettes de l’État, mais aussi de préserver les forêts, qui représentent près de 88 % du territoire national.
Dans un pays reconnu comme « puits de carbone », la gestion durable des ressources forestières n’est pas seulement une obligation réglementaire : elle est un levier diplomatique, économique et climatique.
L’entreprise, certifiée et engagée dans des pratiques responsables, a présenté ses outils de contrôle interne, ses procédures de transformation et ses systèmes numériques de suivi. La présence du ministre a permis d’évaluer la conformité des opérations, mais aussi d’identifier les marges d’amélioration nécessaires pour répondre aux standards internationaux les plus exigeants.
Au-delà de cette visite, le ministère multiplie les opérations de terrain pour démanteler les réseaux d’exploitation illégale, renforcer les contrôles aux frontières et assainir la filière. Cette stratégie vise à protéger les opérateurs conformes, à restaurer la confiance des partenaires internationaux et à garantir une exploitation forestière réellement durable.


























