Sous l’égide du Comité pour la transition et la restauration des institutions (CTRI), être membre du gouvernement exige désormais une proximité renouvelée avec les racines familiales et culturelles. Le communiqué n°64, publié le dimanche 18 août 2024 et lu par le Colonel Ulrich Manfoumbi, porte-parole du CTRI, enjoint fermement les ministres à passer une semaine de leurs vacances exclusives dans leur localité d’origine, une décision visant à renforcer leur connexion avec les réalités quotidiennes de leurs concitoyens.
Finies les vacances somptueuses à l’étranger pour les ministres du gouvernement de transition mais chacun dans sa localité d’origine. Exit les séjours de prestige à Paris, Ottawa, New York ou Bruxelles. Désormais, Okondja, Bitam, Ndendé, Leconi, Ntoum, Lebamba, et d’autres localités de l’intérieur du pays deviennent les destinations privilégiées des ministres, au service d’un objectif clair : renouer le lien avec la base et s’imprégner des aspirations des populations de leur localité.
« Il est porté à la connaissance des membres du Gouvernement, conformément à l’instruction donnée par le Président de la République lors du dernier Conseil des Ministres, qu’ils sont autorisés à bénéficier d’une semaine de vacances. Toutefois, il est rappelé à l’ensemble des membres du Gouvernement que les jours de congés qui leur sont accordés doivent exclusivement être pris à l’intérieur du territoire national, et en particulier dans leurs localités respectives, afin de s’imprégner des réalités et des attentes de nos compatriotes », a déclaré le Colonel Manfoumbi avec une fermeté soulignant l’importance de cette directive.
Toutefois, le communiqué prévoit des exceptions, soigneusement encadrées. « Des exceptions seront faites qu’en cas de force majeure dûment justifiée ou pour des raisons de santé avérées, et uniquement sur autorisation expresse du Chef de l’État (…) Le respect strict de cette directive est attendu de chacun. Toute dérogation devra faire l’objet d’une demande formelle et sera examinée avec la plus grande rigueur », a précisé le porte-parole du CTRI, renforçant ainsi la volonté du comité de mettre fin à une ère de privilèges déconnectés des réalités locales.


























