Le lundi 19 août 2024, le professeur Adrien Mougougou, ministre gabonais de la Santé, a convoqué en urgence tous les acteurs du secteur de la santé à son cabinet. L’objectif de cette réunion était de mettre en place des mesures préventives et de renforcer la surveillance face à l’épidémie de la variole du singe.
Bien que le Gabon ne compte actuellement aucun cas de contamination à la variole du singe, les autorités sanitaires restent en alerte maximale. « Depuis avril, nous sommes en état d’alerte. Aujourd’hui, l’objectif était de partager avec tous les acteurs le nouveau niveau d’organisation mis en place au ministère. Nous avons déjà rédigé un plan de riposte, même si, jusqu’à présent, nous n’avons pas de cas de Mpox sur le territoire national », a déclaré le ministre.
Cette initiative proactive vise à garantir que le Gabon soit prêt à réagir rapidement et efficacement en cas d’apparition de la maladie sur son territoire.
En tant que voisin de la République démocratique du Congo (RDC), où sévit l’épidémie, le Gabon doit impérativement mettre en place une stratégie de surveillance rigoureuse. « Le Gabon est bien équipé pour diagnostiquer la variole du singe. Le laboratoire national, ainsi que plusieurs autres structures, sont prêts à effectuer les tests nécessaires. Nous avons déjà un stock de kits de diagnostic et nous prévoyons d’étendre cette capacité à l’ensemble du pays », a déclaré le Pr Djoba Siawaya, directeur du laboratoire national de santé publique.
La variole du singe, également connue sous le nom de Mpox, est une maladie virale qui se transmet principalement des primates à l’homme. La coopération entre les différentes parties prenantes est donc cruciale pour prévenir une éventuelle propagation de la maladie sur le territoire gabonais et protéger la population.
Par Max Delys Robaky












































