Libreville, 27 janvier 2026.- Sur les rails du Transgabonais, le silence habituel a cédé la place à l’urgence simulée. Sirènes hurlantes, ordres brefs, équipes en mouvement : la Société d’Exploitation du Transgabonais (Setrag) a orchestré un exercice grandeur nature, destiné à éprouver sa capacité de réaction face à une catastrophe ferroviaire majeure impliquant des matières dangereuses. Sous l’autorité de son Directeur général, Christian Magni, l’entreprise a plongé ses équipes dans un scénario volontairement extrême, comme pour mieux apprivoiser l’imprévisible.
Le scénario retenu avait la gravité d’un avertissement. Un train de fret transportant deux citernes de gasoil de 70 000 litres chacune déraille. L’une des citernes s’embrase. Le bilan fictif est lourd : onze victimes, dont deux décès. Une mise en situation brutale, pensée pour confronter les équipes aux réalités les plus sombres du transport ferroviaire.
Face à cette urgence simulée, la réaction a été immédiate. Le Comité de direction (CODIR) de la Setrag a activé une cellule de crise, véritable tour de contrôle de l’opération. Informé en temps réel, le Directeur général a coordonné les actions, assurant la liaison entre les autorités compétentes, les partenaires institutionnels, les équipes de terrain et le groupe Eramet, actionnaire de référence. En moins de deux heures, la situation était maîtrisée, comme si le chaos avait été méthodiquement dompté.
L’exercice a permis de tester l’ensemble de la chaîne opérationnelle : remontée rapide de l’information, intervention coordonnée des sapeurs-pompiers, arrivée des ambulances, prise en charge et évacuation des victimes, sécurisation du périmètre et gestion de la communication interne et externe. Pendant ce temps, les équipes techniques réparaient les treize mètres de rails endommagés, sous la supervision de Jean-Yves, Responsable sécurité du groupe Eramet.
À l’issue de la simulation, Christian Magni s’est voulu rassurant : « L’exercice a été réussi ». Pour lui, ces entraînements sont une nécessité vitale. « Nous espérons ne jamais vivre ce type de situation, mais si cela devait arriver, nous devons être prêts. »
Le Directeur général a rappelé que la sécurité ferroviaire est une responsabilité collective, impliquant agents, soignants, forces de sécurité et partenaires. Car au-delà des procédures, l’enjeu reste profondément humain : permettre à chacun de rentrer chez soi sain et sauf, le corps et l’esprit préservés. À travers cet exercice, la Setrag réaffirme ainsi une conviction claire : anticiper aujourd’hui pour éviter le drame demain.











































