Selon la Direction générale du Budget, les effectifs cumulés de la fonction publique et de la main-d’œuvre non permanente ont progressé significativement entre septembre et décembre 2025, portés par une politique de recrutement relancée et des ajustements réglementaires.
Une progression globale qui concerne tous les segments de l’emploi public
Les données publiées par la Direction générale du Budget (DGB) pour la fin de l’exercice 2025 révèlent une dynamique soutenue au sein de l’administration gabonaise. À fin décembre 2025, le nombre total d’agents du secteur public a progressé de 4,7 % par rapport au troisième trimestre. Cette croissance touche à la fois la fonction publique classique et la catégorie des agents contractuels de l’État.
Les deux composantes enregistrent des trajectoires ascendantes : la fonction publique affiche une hausse de 2,5 %, tandis que la Main-d’œuvre non permanente (MONP) poursuit une tendance à la hausse amorcée dès le deuxième trimestre 2025.
Les administrations économiques et éducatives en tête des recrutements
Au sein de la fonction publique, plusieurs administrations se distinguent par des hausses d’effectifs particulièrement marquées. Les Pouvoirs Publics enregistrent la progression la plus forte, avec une augmentation de 5,1 %. Ils sont suivis par l’Administration Économique (+2,7 %) et l’Administration de l’Éducation (+1,7 %).
Cette répartition sectorielle reflète les priorités affichées par les autorités de transition gabonaises : renforcer les institutions régaliennes, soutenir l’économie nationale et améliorer la couverture éducative sur l’ensemble du territoire.
Recrutements militaires et réforme de la retraite : deux leviers déterminants
La progression des effectifs s’explique en grande partie par les recrutements d’agents civils et de membres des Forces de Défense et de Sécurité. Le secteur militaire constitue ainsi un moteur important de cette expansion, dans un contexte où les autorités de la transition ont réaffirmé leur volonté de consolider l’appareil sécuritaire de l’État.
Du côté de la MONP, la hausse de 2,8 % résulte de deux facteurs conjugués. D’une part, la reprise des embauches d’agents contractuels depuis 2024, après une période de gel des recrutements. D’autre part, le report de l’âge légal de départ à la retraite, une mesure qui maintient mécaniquement davantage d’agents en activité et retarde les sorties d’effectifs.
Une tendance à surveiller dans le contexte budgétaire actuel
Si cette dynamique témoigne d’une volonté de renforcer les capacités de l’État, elle soulève également des interrogations quant à la soutenabilité de la masse salariale publique gabonaise. La maîtrise des dépenses de personnel reste un enjeu central pour les équilibres budgétaires du pays, dans un contexte de réformes structurelles en cours.
Les prochaines publications trimestrielles de la DGB permettront de déterminer si cette tendance haussière se confirme ou marque le pas en 2026, notamment à mesure que les réformes administratives produiront leurs effets.
Source : Direction générale du Budget (DGB) · Gabon · T4 2025


























