Libreville, le 21 avril 2026 – Un nouveau drame d’une gravité extrême vient de bouleverser l’opinion publique à Libreville. Cherone Vanessa Mbouie a perdu la vie des suites de blessures par arme à feu, dans des circonstances encore en cours d’élucidation. Son compagnon, identifié comme Y.H. Ndong, a été interpellé et placé en garde à vue par les services de la Police judiciaire.
Selon des informations concordantes rapportées par L’Union, c’est le suspect lui-même qui a conduit la victime vers un établissement hospitalier. Toutefois, l’alerte a été donnée par le personnel médical après avoir constaté le décès de la jeune femme, consécutif à des tirs d’arme à feu. Après avoir quitté les lieux, l’homme serait retourné à son domicile situé à la Cité-Damas, où il a été interpellé par les officiers de police judiciaire.
Lors de son audition, le mis en cause aurait soutenu une version selon laquelle il aurait tenté de mettre fin à ses jours, la victime s’étant interposée au moment du tir. Une explication catégoriquement rejetée par la famille de la défunte, qui évoque un contexte de violences répétées au sein du couple.
D’après plusieurs témoignages familiaux, Cherone Vanessa Mbouie aurait, à maintes reprises, fait état de mauvais traitements et exprimé son intention de quitter cette relation, sans y parvenir. Des scènes de violence auraient déjà été signalées dans le foyer, où vivaient également deux enfants du suspect ainsi que son jeune frère, actuellement entendus par les enquêteurs en qualité de témoins.
Le parcours de la victime renforce l’émotion suscitée par cette affaire. Après plusieurs années passées au Maroc, entre 2016 et 2023, où elle développait une activité entrepreneuriale, elle était récemment rentrée au Gabon avec l’ambition de se reconstruire. Elle venait d’obtenir un emploi dans une entreprise basée à Owendo, amorçant ainsi une nouvelle étape de sa vie brutalement interrompue.
Face à la gravité des faits, une enquête a été ouverte afin de déterminer avec précision les circonstances de ce décès. Les investigations devront notamment établir la crédibilité de la version avancée par le suspect, au regard des éléments matériels et des témoignages recueillis.
Au-delà du cas d’espèce, ce drame ravive avec acuité la problématique des violences conjugales, dont les signaux précurseurs sont trop souvent ignorés ou minimisés jusqu’à l’irréparable. Pour les proches de la victime, une seule exigence s’impose désormais : que toute la lumière soit faite et que justice soit rendue.
Comme le dit un proverbe de Lambaréné : « Quand la maison brûle lentement, ceux qui ignorent la fumée pleurent devant les cendres. »


























