Dans le creux des temps où la politique gabonaise s’étire comme une fresque aux nuances sombres, le déclin vient d’enlacer un autre pilier. En ce 20 avril 2024, l’écho funèbre résonne, annonçant le départ à Libreville d’une figure emblématique, Antoine De Padoue Mboumbou Miyakou.
Antoine De Padoue Mboumbou Miyakou, tel un roc dans le tumulte des sphères politiques, a gravé son empreinte dans les annales de l’histoire du Gabon. Témoin impassible des méandres politiques depuis les lueurs de l’indépendance, il a été le fidèle compagnon des éminences telles que feu Omar Bongo Ondimba, tout comme il a servi sous l’égide de l’ex Président de la République, Ali Bongo Ondimba.
Haut dignitaire de l’État, il a embrassé des charges d’une importance capitale. Ministre émérite à maintes reprises, il a également dirigé le Conseil Économique, Social et Environnemental du Gabon, incarnant ainsi l’éminence grise d’une époque révolue. Aujourd’hui, alors qu’il s’éclipse de notre réalité terrestre, la classe politique gabonaise s’incline, tissant autour de lui des hommages solennels, empreints d’une reconnaissance inextinguible.
Né en l’an de grâce 1937, le 12 mars, Antoine De Padoue Mboumbou Miyakou a éclairé les couloirs du pouvoir gabonais de sa présence imposante, s’immisçant dans les arcanes gouvernementaux de 1982 à 2006, assumant notamment la haute fonction de Ministre de l’Intérieur, bastion stratégique de la gouvernance. De surcroît, il a été le gardien vigilant des préceptes du Parti démocratique gabonais, arborant fièrement le titre de vice-président, symbole de sa dévotion sans faille envers la cause qu’il a servie avec zèle et loyauté.


























