À Franceville, au cœur d’un novembre encore tiède, la solidarité a trouvé un souffle nouveau. En marge de la traditionnelle « Journée Sport » organisée chaque année par la Setrag, le 15 novembre 2025, l’entreprise ferroviaire a fait halte sur le chemin du partage. Comme une locomotive quittant un instant les rails de l’activité économique pour emprunter ceux de l’humanisme, la direction générale a offert des vivres et des produits de première nécessité à la Fondation Hozanna la Gloire, un centre d’accueil dédié aux enfants orphelins.
Ce geste, porteur d’espoir et d’humanité, s’inscrit dans la logique de son programme RSE, véritable boussole sociale de la Setrag. Fidèle à son engagement auprès des communautés vivant à proximité du chemin de fer, l’entreprise a tenu à réaffirmer que son rôle ne se limite pas au transport : il embrasse aussi la protection, l’écoute et l’accompagnement. « Une assistance sociale aux communautés hôtes » fait partie intégrante de sa mission, et cette action en est l’illustration éclatante.
Le don, composé de produits alimentaires, pharmaceutiques et d’hygiène, a été remis par Stéphane Magnoumba, directeur régional, représentant le directeur général Christian Magni, retenu par d’autres obligations. Devant dame Thérèse Mbani, veuve Baniena et responsable de la Fondation, les produits offerts ont semblé prendre une dimension symbolique, comme un rayon de lumière perçant les nuages des difficultés quotidiennes.
Satisfaction et plaidoyer
Touchée par cette marque de compassion, la responsable de la Fondation Hozanna la Gloire n’a pas caché son émotion. Sa voix, empreinte d’une gratitude sincère, a résonné comme un souffle d’espérance dans l’enceinte du centre. « Mes collaboratrices et moi remercions le directeur général de la Setrag pour ce don qui vient un tant soit peu nous soulager », a-t-elle déclaré, exprimant un soulagement palpable, comme si le poids d’une journée de lutte venait soudain d’être allégé.
Mais derrière la satisfaction, un plaidoyer s’est esquissé. La Fondation, qui survit tant bien que mal malgré de « nombreuses difficultés de tous genres », a exhorté la Setrag à poursuivre cette dynamique d’entraide, non seulement à Franceville mais aussi dans d’autres structures en attente de soutien. En égrainant les défis auxquels elle fait face, dame Thérèse Mbani a dressé un tableau sans fard : la route menant à la structure, chaotique et dégradée, nécessite une réhabilitation urgente ; les travaux du centre d’accueil, interrompus depuis le décès de son époux, restent un chantier en suspens, comme une promesse inachevée.
Perchée dans le quartier Yéné-la-Caisse, dans le premier arrondissement de Franceville, la Fondation Hozanna la Gloire abrite aujourd’hui douze pensionnaires, dont le plus jeune n’a que trois mois. Là, au détour d’une rue silencieuse, des enfants trouvent un toit, un refuge, parfois un sourire pour contrer les turbulences de la vie. Le geste de la Setrag vient ainsi réchauffer une réalité fragile, comme un bras tendu dans l’ombre.
À travers cette action, la Setrag rappelle que le rail ne transporte pas seulement des marchandises et des voyageurs : il transporte aussi des valeurs, celles qui construisent une société plus solidaire, plus humaine et plus juste


























