Alexis Lamek, l’ambassadeur de France dont l’arrivée au Gabon avait été vue comme un début de fin du règne d’Ali Bongo, dans certains salons feutrés, quitte le Gabon après trois ans d’exercice et la chute du fils d’Omar Bongo.
Alexis Lamek, le désormais ancien amabassadeur de France au Gabon, a fait ses adieux au président de la Transition au palais Rénovation le 07 août dernier au président de la transition, le général Brice Clotaire Oligui Nguema. Alexis Lamek assure qu’il gardera du pays un souvenir inoubliable, particulièrement la période allant du 30 août 2023, date du coup d’État, qui a vu le renversement d’Ali Bongo.
Depuis la remise de ses lettres de créance, le 18 octobre 2021, le diplomate a passé près de trois ans au Gabon. «Trois ans qui se sont terminés par une année que l’on peut qualifier d’historique», a-t-il déclaré. Il a ajouté aux journalistes avoir été «très émus, très touché de vivre ce que le Gabon a vécu» au cours des 12 derniers mois marqués par «une transition très impressionnante».
Alexis Lamek pense avoir bien accompli sa mission, y compris en faisant en sorte qu’en France «on prenne bien la mesure du phénomène historique qui est en train de se dérouler (au Gabon)», un pays qui, reconnaît-il, n’est plus dirigé comme il y a 30 ou 60 ans. «Mon travail, rappelle-t-il, a été de faire en sorte que, de part et d’autre, on sorte des stéréotypes et des idées reçues, et qu’on se comprenne mieux mutuellement. Le Gabon d’aujourd’hui n’est pas celui qui existait il y a 50, 60 ans ; la France d’aujourd’hui n’est pas celle d’il y a 30, 60 ans. Mon pays a la volonté de travailler d’égal à égal avec des pays sur la forme d’un partenariat. Je pense qu’aujourd’hui, c’est mieux compris. En tout cas, si c’est mieux compris, c’est que j’aurais réussi ma mission.»
Au sujet de la gestion du pays par ceux qui ont renversé Ali Bongo, l’ambassadeur a déclaré qu’«au bout d’un an, l’expérience est très encourageante. On a vu un pays qui s’engage dans une transition claire avec des engagements pris qui sont respectés».
Dans tous les cas, il est l’un des rares ambassadeurs au Gabon qui saura mieux traduire cette période de coup d’État ayant renversé le despote Ali Bongo.


























