Une série de casses a été initiée par le ministère des Travaux publics depuis le 3 juin 2025, dont le quartier dit Derrière l’Assemblée nationale (Plein Orety), situé dans le 1er arrondissement de Libreville, concerné par ce déguerpissement, fait couler beaucoup d’encre et de salive.
Certains habitants de Derrière l’Assemblée sont montés au créneau afin d’exprimer leur mécontentement. Le ministre des Travaux publics veut apaiser les tensions.
Le numéro 1 du ministère des Travaux publics affirme qu’en 2015, il y a eu dédommagement des personnes recensées, mais comme la nature a horreur du vide, « sûrement et naturellement, les gens se réinstallent ». Il promet tout de même se rattraper avec ceux qui sont certainement passés entre les mailles du filet. On serait tenté de se demander si ce sont ces personnes qui manifestent leur colère aujourd’hui ?
Cela pourrait freiner la suite du projet, en ce sens que les habitants de Derrière l’Assemblée ne sont pas prêts à collaborer avec l’État. Pour l’instant, ils ne veulent rien entendre. Ça peut se comprendre dans un contexte où ils ne se sont pas préparés à cette circonstance présentement. Faut-il encore un peu de patience de la part de l’État ? Edgar Moukoumbi ne compte pas s’arrêter, vu que le processus est lancé : « Le projet doit avancer », a déclaré le ministre des Travaux publics, en invitant la population à collaborer dans le respect des droits des citoyens.
Les maisons détruites actuellement ne sont pas fortuites. Si elles sont démolies, c’est parce qu’elles sont un obstacle pour l’avancement du projet. « Si elles sont détruites, c’est parce qu’elles entravent le projet dans sa globalité », affirme Edgar Moukoumbi au micro de Gabon 24.
L’État loue plusieurs bâtiments administratifs. De ce fait, il veut alléger son portefeuille en construisant des bâtiments qui serviront à la nation tout entière, mais aussi ouvrir des voies de canalisation, trop d’inondations. Pour l’intérêt public, l’État souhaite qu’il y ait un climat apaisé dans ce processus d’embellissement et de développement de la capitale. « Ceux qui ont été cassés sont naturellement toutes les habitations qui ont été recensées par l’ANUTTC, et donc il n’y aura de raison, effectivement, si jamais les preuves que ces personnes n’ont pas été dédommagées, puisque la liste existe, on pourra voir avec l’ANUTTC ce qu’il y a lieu de faire », a souligné le ministre des Travaux publics Edgar Moukoumbi.
Et concernant ceux dont les voix se lèvent, estimant qu’ils n’ont pas été dédommagés, le ministre les invite à s’orienter vers l’ANUTTC, organe habilité en matière de recensement. Si, et seulement si, il y a manquement avéré, une réévaluation pourrait être envisagée. « Si des preuves sont présentées montrant qu’il n’y a pas eu dédommagement, il est possible de prendre rendez-vous avec l’ANUTTC et d’obtenir réparation après vérification. »
L’urgence est donc là. L’heure n’est plus à la polémique inutile Derrière l’Assemblée. Que toutes les personnes qui se sentent lésées par ce projet de déguerpissement se rendent désormais à l’ANUTTC.

























