Les élections législatives arrivent à grands pas au Gabon pour le mois de septembre. Les partis politiques ainsi que les candidats indépendants se préparent peu à peu. Le Rassemblement pour la Patrie et la Modernité (RPM) se dit prêt à tâter le terrain pour cette échéance locale.
Dans une note datée du 30 mai dernier, signée par le président par intérim Jean-Robert Goulongana et obtenue par nos confrères de L’Union, la formation politique d’Alexandre Barro Chambrier, selon nos sources, a déjà mis en place une commission chargée d’examiner les candidatures des militants désireux d’y prendre part. Convaincu des enjeux, le parti rappelle que « ce n’est pas le jour du bal qu’on apprend à danser », comme le souligne ladite note.
Par conséquent, à l’approche de ces législatives, le RPM, implanté dans plusieurs localités, ne compte pas se laisser surprendre : « Les patriotes ne veulent se laisser surprendre par ces échéances électorales qui auront lieu dans un peu plus de trois mois. »
Les candidats seront donc examinés province par province : « La commission d’investiture examine les dossiers des candidats à la candidature province par province », poursuit la note interne.
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De ce fait, cet organe préparatoire sera officiellement installé le 10 juin 2025.
Le Parti Démocratique Gabonais, qui connaît de fortes secousses avec les démissions simultanées de plusieurs de ses « grosses têtes », suscite des interrogations : comment vont-ils s’organiser ? Prendront-ils part au scrutin ? Sont-ils encore crédibles dans la sphère politique gabonaise ? Il fut un temps où ce parti était largement majoritaire à l’Assemblée Nationale. Mais depuis le coup d’État du 30 août, les choses ont littéralement changé. Trop de rebondissements. Auront-ils les fonds nécessaires pour se déployer dans toutes les localités comme par le passé ?
Le RPM, constant depuis la présidentielle du 30 août 2024, pourrait profiter de cette faiblesse du Parti Démocratique Gabonais, qui, selon une partie de l’opinion, « ne reste que de nom ». Le RPM doit donc se préparer à occuper les fauteuils au Parlement et dans les conseils locaux.


























