L’anticipation de l’arrivée imminente, mi-juillet 2024, sur le marché de l’aéronautique de deux avions de type ATR de Fly Gabon, la nouvelle compagnie aérienne nationale créée par le Comité pour la transition et la restauration des institutions (CTRI), suscite un vif débat au sein de la population gabonaise.
Nombreux sont les Gabonais qui expriment leur jubilation face à la concrétisation du projet de création d’une nouvelle compagnie aérienne nationale, Fly Gabon avec deux avions ATR déjà achetés . Ils voient en cela l’espoir d’un transport aérien national plus accessible et saluent l’initiative du CTRI visant à contrer les prix exorbitants pratiqués par les compagnies aériennes existantes telles qu’Afrijet. La création de Fly Gabon est ainsi perçue comme un véritable souffle d’air frais dans le secteur du transport aérien, promettant une concurrence accrue et l’éventualité d’une baisse des prix des billets pour les vols intérieurs. L’espoir que cette compagnie nationale puisse contribuer au désenclavement du pays et à la facilitation des déplacements de la population est palpable.
Cependant, plusieurs observateurs émettent des réserves quant au choix des avions ATR pour Fly Gabon, des modèles régionaux à hélices datant des années 80. Ils remettent en question la pertinence de ce choix technologique à une époque où dominent les Airbus, Boeing et autres appareils de dernière génération. Ces critiques redoutent que ces appareils ATR vieillissants ne soient moins performants, moins confortables et moins sûrs que les modèles plus récents. Certains Gabonais craignent également que ce choix d’avions ATR ne nuise à l’image de Fly Gabon et à son attrait auprès des clients.
Le Dr Jean Aimé Mouketou défend quant à lui le choix des avions ATR en expliquant que : « Le choix des avions ATR a été le fruit d’une analyse approfondie, après des consultations avec plusieurs constructeurs aéronautiques, y compris Airbus et Boeing. Les avions ATR sont réputés pour leur efficacité énergétique, leur capacité à opérer sur des pistes courtes et leur polyvalence pour desservir nos provinces éloignées. Leur sélection s’inscrit parfaitement dans notre volonté de connecter efficacement les différentes régions du Gabon, de promouvoir le tourisme et de faciliter les déplacements des citoyens. »
Ngoma, un citoyen gabonais, exprime son point de vue en déclarant : « Il est vrai que la volonté de créer une compagnie aérienne nationale est à saluer, mais ce n’est pas une raison pour acquérir des avions de l’époque coloniale, surtout quand on sait qu’Air Gabon a cessé ses activités avec des avions Boeing haut de gamme. Nous aurions pu commencer au niveau où Air Gabon s’est arrêté. »
Dans tous les cas, les avions ATR de la nouvelle compagnie nationale Fly Gabon divisent les Gabonais. L’avenir nous dira la suite de cette controverse passionnée.












































