Au terme de quarante-huit heures de concertations intenses relatives à la résolution de la crise éducative, le gouvernement et les partenaires sociaux de l’éducation nationale ont refermé, ce lundi 12 janvier 2026, les travaux préparatoires tenus au complexe scolaire d’Alibandeng, au nord de Libreville. Autour de la table, les ministres en charge de l’Éducation nationale, Camélia Ntoutoume Leclercq, de la Fonction publique, Laurence Ndong, et de l’Économie et du Budget, Marc Abeghe, ont croisé arguments et attentes avec le collectif SOS Éducation et les autres partenaires sociaux, dans une atmosphère se voulant empreinte d’écoute, d’apaisement et de responsabilité partagée. Cette séquence de dialogue sera rehaussée ce lundi 13 janvier 2025 par la participation annoncée du vice-président du gouvernement, Hermann Immongault.
L’enjeu de ces assises était clair : harmoniser les revendications, accorder les horloges administratives et dégager des réponses durables à une crise qui, depuis trop longtemps, grève la sérénité des salles de classe. Comme un fil d’Ariane, la recherche d’un compromis équilibré a guidé les échanges entre un exécutif soucieux de stabilité et des enseignants en quête de reconnaissance.
Au cœur des discussions figuraient la régularisation des situations administratives, l’amélioration des conditions de vie et de travail, ainsi que la sécurisation des carrières. Autant de dossiers que le Gouvernement érige en pilier du projet de société du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema. « Il n’y a pas d’éducation sans enseignant, et les conditions de travail et de vie des enseignants sont une priorité pour le gouvernement », a martelé la ministre de la Fonction publique, Laurence Ndong, donnant à cette déclaration la solennité d’un engagement public.

Dans un ton résolument rassembleur, elle a insisté sur la méthode retenue : « Il n’y a pas de guerre, il n’y a pas un côté qui veut tromper l’autre côté. Nous construisons ensemble un pays, main dans la main ». Lucide sur les contraintes héritées d’un État fortement endetté, la ministre a néanmoins tenu à rassurer : « Nous allons régulariser administrativement toutes les situations, les mises en solde suivront selon le cadrage budgétaire ».
Sur le terrain des équilibres financiers et concernant cette crise éducative, le ministre délégué à l’Économie et au Budget, Marc Abeghe, a pour sa part précisé que « la masse salariale et la dépense publique seront maîtrisées, tout en prenant en compte le maximum de situations dès cette année », dessinant une trajectoire prudente mais progressive.
En perspective, l’ouverture officielle de la commission ministérielle tripartite, attendue mardi 13 janvier, est présentée comme une étape décisive pour la communauté éducative nationale gabonaise.


























