L’opposition gabonaise est diversifiée entre les irréductibles, les tolérants et les plaisantins, mais personne ne pouvait imaginer qu’elle devait bloquer les travaux de la concertation sollicitée depuis et accordée par le président Ali Bongo Ondimba à de cause de ses propres turpitudes.
Les travaux de la concertation politique débutée ce lundi 13 février devaient se poursuivre le mardi 14, mais l’opposition a boudé les 30 représentants requis pour chaque bloc politique : opposition et majorité.
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L’exigence d’un effectif plus élevé
Pour l’opposition, le nombre de 30 membres par camp politique était insuffisant. Elle voulait plus de membres à cette concertation politique, initiée par le président Ali Bongo.
« A l’issue de l’adresse du président de la République, Chef de l’État, devant l’ensemble de la classe politique nationale, la communication qui a suivi celle du Premier ministre a indiqué que pour le démarrage des travaux à proprement dits, les deux camps politiques, la majorité et l’opposition devaient déposer auprès du ministre de l’Intérieur au plus tard ce mardi à midi la liste de leurs 30 représentants« , a déclaré le ministre de l’Intérieur, Lambert-Noël Matha devant la presse.
La main du président de la République toujours tendue
Face à cette exigence des opposants, le chef de l’État a demandé que le nombre de 30 représentants par camp politique soit revu à la hausse.
« Il se trouve que certains partis de l’opposition ont trouvé ce quota insuffisant et donc leurs préoccupations ont été portées auprès du chef de l’État qui, soucieux d’une participation plus inclusive, a porté le nombre de représentants de 30 à 40. A date, nous avons reçu une liste consensuelle de la majorité et de nombreuses listes de la part de l’opposition. Ainsi, le Chef de l’État dit accorder un délai supplémentaire à l’opposition pour qu’elle s’accorde et fasse parvenir au ministre de l’Intérieur une liste consensuelle », a déclaré le ministre.
Une gestion de l’opposition selon sa structuration
Le ministère de l’Intérieur gère l’opposition selon une stratégie qui lui est propre. Le ministre Lambert Matha a indiqué : » je me dois à la vérité de signaler qu’aujourd’hui l’opposition est structurée en regroupements ou en plateformes et qu’il est espéré envisager que ces différentes entités soient représentées au sein de la délégation qui sera composée au plus tard demain ».
Ces nombreuses listes sont la preuve que l’opposition est divisée et ses nombreuses turpitudes sont ressorties à la concertation politique qu’elle a pourtant longtemps souhaitée.
Sans consensus de l’opposition, la responsabilité incombe au Ministère de l’Intérieur
Le ministre de l’Intérieur estime que sans accord de la part de l’opposition, sur les 40 participants du camp de l’opposition, elle devrait assumer les conséquences de ses propres turpitudes et surtout son manque de cohésion.
Va-t-on vers le même scénario qui a prévalu lors du choix du président du Centre gabonais des élections ? Tout porte à croire que l’opposition n’apprend jamais de ses erreurs.
Les raisons d’ego sont soulignées, car pour certains parmi les partis politiques de l’opposition qui ont des élus, il n’est pas question d’avoir le même nombre de représentants que les partis qui n’ont aucun élu.
C’est l’argumentaire utilisé par Pierre Claver Maganga Moussavou, Président du Parti sociali démocrate (PSD).
Toutes ces positions indiquent que l’opposition doit s’accorder si elle veut être sérieuse face à la majorité qui s’est déjà alignée.


























