Libreville, 8 octobre 2025 – Le Conseil d’administration de la caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (CNAMGS) a désigné, ce mercredi, Pierre Moussavou, actuel directeur général adjoint, pour assurer l’intérim à la tête de l’institution selon notre confrère Infos Gabon. Cette décision intervient une semaine après la suspension controversée de la directrice générale, Nadia Christelle Koye, par le président du Conseil d’administration (PCA), Alain-Claude Kouakoua.
Réunis en session extraordinaire au siège de la CNAMGS, les administrateurs ont entériné la nomination intérimaire de M. Moussavou, officialisée par une note signée du PCA. Selon le document, l’intéressé « assurera l’intérim du directeur général à compter de ce jour, le 8 octobre 2025 ».
Cette nomination vient ponctuer plusieurs jours de tension au sein de la caisse publique. La suspension de Mme Koye, annoncée par une correspondance du président du Conseil d’administration, avait suscité une levée de boucliers du côté du personnel et des partenaires syndicaux, qui dénonçaient une décision jugée unilatérale et contraire aux textes régissant l’institution.
Dans une note adressée à ses collaborateurs, la directrice générale suspendue avait fermement contesté la mesure, évoquant un « abus de pouvoir » et rappelant que seul le Conseil d’administration, réuni en session régulière, pouvait prononcer une telle suspension. Elle s’était également dite prête à saisir la justice pour faire valoir ses droits.
En confiant les rênes de la CNAMGS à Pierre Moussavou, le conseil d’administration tente visiblement de restaurer un climat de stabilité administrative et d’assurer la continuité du service public. Le nouveau directeur général par intérim, cadre chevronné et fin connaisseur de la maison, hérite d’une institution secouée par des tensions internes et une défiance croissante au sein du personnel.
Sa mission immédiate consistera à rétablir la sérénité dans les équipes et à garantir le bon fonctionnement des services, dans un contexte où les assurés et les agents attendent des signaux forts de réorganisation et de transparence.
Si cette décision permet de rétablir temporairement la chaîne hiérarchique, elle ne clôt pas pour autant la crise. De nombreuses voix, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de la CNAMGS, appellent à une clarification du cadre juridique entourant la suspension de la directrice générale et la portée réelle des pouvoirs du PCA.
En attendant une éventuelle décision définitive du conseil d’administration, Pierre Moussavou devra naviguer entre la gestion quotidienne et la nécessité de pacifier les relations internes, tout en préservant la crédibilité d’une institution essentielle pour des milliers de Gabonais.


























