Libreville, le 9 octobre 2025 — Ce qui devait être un moment de joie s’est transformé en cauchemar pour la famille Minkoué Obame Carole, affectueusement appelée Coucoudé, a perdu la vie dans la matinée du mercredi 8 octobre 2025 au centre hospitalier universitaire de Libreville (CHUL), au lendemain de son accouchement. Les faits révèlent une faute médicale grave, qui relance une fois de plus le débat sur la qualité des soins et la responsabilité du personnel soignant dans les hôpitaux publics du pays.
Selon les témoignages concordants recueillis auprès de la famille et confirmés par les agents des pompes funèbres, la jeune femme aurait accouché la veille sans complications apparentes. Elle aurait même pu allaiter son nouveau-né avant de s’éteindre quelques heures plus tard, sans explication claire. Les proches affirment qu’aucun suivi postnatal n’a été effectué, malgré les multiples ordonnances exigées par le personnel médical.
Mais c’est au moment de la préparation du corps dans une maison funéraire que l’horreur a été découverte : le placenta de la défunte n’avait pas été retiré. Une rétention placentaire qui, selon les spécialistes, provoque une hémorragie interne souvent fatale si elle n’est pas immédiatement prise en charge.
« Ce n’est qu’à la morgue que nous avons appris que le placenta était encore là. C’est inhumain », confie, la voix brisée, un membre de la famille. Face à cette révélation, les proches dénoncent une négligence flagrante et un mépris du serment d’Hippocrate.
Interrogé par notre rédaction, un agent du CHUL, sous couvert d’anonymat, reconnaît que la jeune mère « n’a pas été suffisamment suivie après l’accouchement ».
D’autres sources internes évoquent des « manquements dans la chaîne de surveillance » et pointent du doigt « une surcharge du personnel », un argument qui ne saurait justifier une telle tragédie.
Employée d’Olam à Ayémé Bokoué, Minkoué Obame Carole laisse derrière elle un nourrisson de quelques jours et une famille dévastée. Le bébé a été confié à sa grand-mère, qui a regagné le village familial après Kango.
Ce drame de Minkoué Obame. Carole, qui n’est malheureusement pas un cas isolé, remet en lumière les carences structurelles du système de santé gabonais. Manque de rigueur, absence de contrôle, communication défaillante, conditions de travail précaires : autant de maux qui, combinés, continuent d’ôter des vies dans l’indifférence quasi générale.
Au moment où les autorités multiplient les discours sur la « refondation du système de santé », la mort tragique de Minkoué Obame. Carole
vient rappeler la distance entre les intentions et la réalité du terrain. La disparition de Carole Minkoué Obame n’est pas seulement une tragédie familiale : elle est le symbole d’un système qui échoue trop souvent à protéger ceux qu’il devrait soigner.
La famille, soutenue par plusieurs proches, entend saisir la justice afin que les responsabilités soient clairement établies et que de telles erreurs ne se reproduisent plus.
Le CHUL, déjà critiqué à maintes reprises pour la qualité de ses prestations, voit ainsi son image une fois de plus écornée. Et pendant que les institutions promettent des réformes, une famille pleure, un bébé grandira sans sa mère, et le pays s’interroge : combien de Minkoué Obame. Carole faudra-t-il encore perdre avant que les choses changent réellement ?
Par Darlyck Ornel Angwe


























