Libreville accueille depuis le 14 septembre un atelier régional. Cet atelier pourrait bien redéfinir l’architecture statistique régionale. À l’hôtel Boulevard, les experts des six États membres se réunissent. Ils représentent la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC). La Banque africaine de développement accompagne ces travaux. Le Fonds des Nations unies pour la population participe aussi. Ils planchent jusqu’au 18 septembre sur une transformation majeure.
Cette transformation vise la modernisation des systèmes statistiques nationaux des pays de la CEMAC. Elle vise aussi leur harmonisation à l’échelle régionale. Cette réforme structurante s’inscrit dans le projet HISWACA. Son ambition est de bâtir un espace régional cohérent. Cet espace doit rester interconnecté et produire des données fiables. Il doit aussi garantir des données comparables et accessibles à tous. Ainsi, la Cémac pose les bases d’une gouvernance statistique modernisée.
Le Standard SDMX et la migration vers ODP 2.0
Au cœur des échanges figure la mise en œuvre du Standard SDMX. Cette norme internationale doit fluidifier l’échange de statistiques officielles dans la CEMAC. Les six pays disposent de plateformes Open Data 1.0. Aucun n’a franchi le cap vers la migration en version 2.0. Cette transition reste stratégique pour la région. Elle doit permettre une alimentation plus régulière des données. Elle doit aussi réduire les délais de transmission.
Cette migration doit également limiter les erreurs humaines constatées. Elle doit garantir une meilleure comparabilité des indicateurs régionaux. Les experts se penchent ainsi sur la modélisation nécessaire. Ils examinent aussi les structures de données à harmoniser. Les métadonnées et les outils techniques sont également étudiés. Ces éléments conditionnent l’adoption réussie d’ODP 2.0 dans chaque pays membre. Par ailleurs, l’atelier prépare aussi le lancement de CEMAC-Data.
Cémac-Data et la volonté politique de moderniser la donnée
L’atelier marque également une étape décisive pour CEMAC-Data. Cette future plateforme régionale centralisera les statistiques communautaires de la zone. Une version bêta doit être dévoilée durant les travaux. Elle sera accompagnée d’un protocole d’échanges automatisés entre portails. Ces échanges relieront les portails nationaux à la plateforme régionale. C’est une avancée majeure pour la zone Cémac. En effet, les données circulent encore trop souvent par messagerie.
Ce constat a été rappelé par Nicolas Beyeme Nguema, représentant de la Commission. Ouvrant les travaux, la ministre gabonaise Louise Pierrette Mvono a insisté sur l’importance de la donnée. Elle a demandé à l’Institut national de la statistique un plan d’action clair et rapide. La Banque mondiale y voit un levier de transparence dans la CEMAC. Enfin, chaque État devra établir une feuille de route vers ODP 2.0.







































