Libreville, le 09 avril 2026 — La prochaine Coupe d’Afrique des Nations (CAN 2017), prévue du 19 juin au 18 juillet 2027 au Kenya, en Tanzanie et en Ouganda, se profile déjà à l’horizon du football africain. Une échéance majeure pour les sélections du continent, alors que les trois pays hôtes bénéficieront d’une qualification automatique. Pour les autres nations, à l’instar du Gabon, la route s’annonce plus exigeante.
Pour les Panthères, la question des chances de qualification ne peut être dissociée du contexte institutionnel actuel. À ce jour, la sélection nationale évolue sans sélectionneur officiellement nommé, une situation qui fragilise inévitablement la préparation sportive. En février dernier, la Fédération gabonaise de football a pourtant examiné pas moins de 430 candidatures pour ce poste stratégique, sans qu’une décision finale n’ait encore été entérinée.
À cette incertitude technique s’ajoute une période électorale déterminante. Le 18 avril prochain, l’assemblée générale élective désignera un nouveau comité exécutif, ainsi que son président, avec notamment la candidature de Pierre Alain Mounguengui. Cette séquence institutionnelle, bien que nécessaire, retarde la mise en place d’une vision claire et stable pour l’équipe nationale.
Sur le plan purement sportif, le potentiel des Panthères demeure réel. Le Gabon dispose historiquement de talents capables de rivaliser sur la scène continentale. Toutefois, l’absence de stabilité technique et de continuité dans le projet sportif constitue un handicap non négligeable dans un football africain de plus en plus compétitif et structuré.
La qualification pour la CAN 2027 ne se joue plus uniquement sur le terrain ; elle se prépare en amont, dans les bureaux, à travers des choix stratégiques, une organisation rigoureuse et une gouvernance crédible. À cet égard, la désignation rapide d’un sélectionneur, capable d’insuffler une identité de jeu et de fédérer un groupe, apparaît comme une urgence.
Dans ce contexte, les chances du Gabon reposent sur une équation délicate : transformer une période d’incertitude en opportunité de refondation. Si les décisions à venir permettent de stabiliser l’encadrement technique et de clarifier la gouvernance, les Panthères pourront légitimement prétendre à une place dans cette CAN 2027.
À défaut, le risque serait de voir une génération prometteuse freinée par des turbulences institutionnelles.
Un proverbe de Lambaréné dit : « Ce n’est pas au moment de la chasse que l’on fabrique sa lance. »


























