Un cambriolage pour le moins intrigant a eu lieu à la direction générale de la caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (CNAMGS) le vendredi 12 septembre 2025. Selon nos informations, les malfaiteurs n’ont rien emporté d’autre que le disque dur d’un ordinateur contenant des informations stratégiques, notamment le fichier de paie des salaires des agents.
Un ciblage sélectif qui soulève de nombreuses interrogations : qui est derrière ce cambriolage ? Comment les cambrioleurs ont-ils procédé ? Ont-ils agi seuls ou en bande organisée ? Existe-t-il une complicité interne ? Autant de questions qui restent aujourd’hui sans réponse.
Cette effraction intervient à la veille du traitement des salaires. Le vol du disque dur pourrait retarder le paiement des agents, aggravant un climat social déjà tendu par les retards récurrents dans le règlement des prestataires et les difficultés financières de la caisse.
Une source proche du dossier affirme qu’une plainte contre X sera déposée dans les prochaines heures afin d’identifier les auteurs de ce crime.
Au-delà des salaires, les conséquences de ce cambriolage pourraient impacter directement le chantier majeur en cours : la réforme des évacuations sanitaires (Evasan).
Un dossier sensible qui suscite des résistances. Les réseaux qui profitaient des failles du système se montrent particulièrement hostiles aux réformes. Et la direction actuelle, menée par Nadia Christelle Koye, mandatée par l’État pour restructurer le secteur, apparaît comme une cible à abattre.
Le Conseil d’administration de la CNAMGS et l’État ont déjà donné des instructions fermes : mettre fin aux évacuations massives à l’étranger, souvent coûteuses et inefficaces. La nouvelle stratégie repose sur deux piliers :
Faire venir au Gabon des spécialistes capables de traiter certains cas sur place, tout en formant les praticiens locaux pour réduire le désert médical.
Renforcer le plateau technique des hôpitaux gabonais grâce à des investissements ciblés en équipements médicaux, afin de limiter les orientations vers l’extérieur.
La CNAMGS estime que les bénéfices de cette nouvelle approche sont considérables : réduction des coûts (un seul billet d’avion, un seul spécialiste à loger et rémunérer) ; maintien des patients auprès de leurs proches, sans déracinement ; transfert de compétences au profit du corps médical gabonais.
À terme, le Gabon ambitionne même de devenir une destination de tourisme médical en Afrique centrale, renversant ainsi l’image peu flatteuse d’« exportateur de patients ».
Dès lors, la question centrale demeure : ce cambriolage est-il un simple fait de délinquance ou un sabotage orchestré pour fragiliser la réforme en cours ?
Le caractère ciblé du vol laisse planer le doute. L’affaire est désormais entre les mains des autorités compétentes. En attendant, les agents de la CNAMGS et les patients engagés dans les dossiers d’évacuations sanitaires scrutent avec inquiétude les conséquences immédiates de ce mystérieux cambriolage.
Par Darlyck Ornel Angwe











































