Le 10 février 2026, le Ministère des Eaux et forêts du Gabon a lancé officiellement la collecte des données pour le 7ᵉ rapport national sur la Convention sur la diversité biologique (CDB). L’atelier, présidé par Auguste Ndouna Ango, coordonnateur national de la Comifac, et appuyé par Serge Mibambani, point focal biodiversité, marque une étape décisive dans l’évaluation des actions menées par le Gabon en matière de gestion de la biodiversité.
Ce rapport national du Gabon s’inscrit dans le Cadre mondial pour la biodiversité de Kunming-Montréal (KMGBF), adopté en 2022, qui ambitionne d’inverser le déclin de la biodiversité d’ici 2030 et de restaurer la nature d’ici 2050. Le Gabon, reconnu pour ses politiques environnementales pionnières, doit livrer son rapport à la CDB avant le 28 février 2026. L’atelier a permis d’outiller les membres du Groupe national de collecte, de présenter les outils d’encodage via la plateforme ORT de la CDB et de définir une méthodologie claire. Trois groupes thématiques ont été constitués pour mener la collecte entre le 12 et le 22 février, avant un atelier de validation prévu le 25 février 2026.
La démarche du Gabon illustre une volonté de rigueur et de transparence dans la gestion de la biodiversité. En se dotant d’un cadre méthodologique solide, le pays montre qu’il ne se contente pas de discours mais cherche à produire des données fiables pour orienter ses politiques publiques. Cette initiative est d’autant plus pertinente qu’elle s’articule avec le Plan National de Croissance et de Développement (PNCD) 2026-2030, qui place l’économie verte et la valorisation de la biodiversité au cœur de la transformation économique du Gabon.
Le défi est cependant de taille : moins de trois semaines pour collecter, synthétiser et encoder les informations du 7ᵉ rapport national. Ce calendrier serré peut être vu comme une contrainte, mais il témoigne aussi d’une capacité d’organisation et d’efficacité administrative. Le Gabon, souvent cité comme modèle en matière de conservation forestière en Afrique centrale, a l’opportunité de confirmer son leadership régional en matière de biodiversité.
Au-delà des engagements internationaux liés à la CDB, ce rapport national constituera un outil stratégique pour mesurer les progrès du Gabon, identifier les insuffisances et renforcer la cohérence des politiques publiques en matière de biodiversité. Dans un contexte où la biodiversité est menacée par la pression démographique et les activités extractives, l’initiative du Ministère des Eaux et Forêts du Gabon est une réponse concrète et nécessaire. Elle traduit une ambition : faire de la biodiversité non pas un simple patrimoine naturel, mais un levier de développement durable et de rayonnement international pour le Gabon.


























