L’entreprise de Bâtiment et travaux publics (BTP) francaise Colas serait sur le point de quitter le Gabon, d’après une source bien informée. 300 employés pourraient se retrouver au chômage.
La fermeture de l’entreprise Colas est sur la table de ses dirigeants. Elle pourrait s’expliquer par les tracasseries de certains responsables de la présidence de la République avec l’entreprise Colas.
« Les récentes allégations mensongères sur les travaux de la route PK5-PK 12 seraient un coup de trop dont l’entreprise serait victime », poursuit une source citée par notre confrère en ligne Directinfosgabon.
Résiliations des contrats obtenus par appels d’offres
L’entreprise française se serait vue ravir plusieurs marchés obtenus par appels d’offres par d’autres entreprises concurrentes.
C’est ainsi que tout est en réalité parti d’une série de résiliations pourtant obtenus à la suite des appels d’offres.
On pourrait noter parmi ces marchés celui du port d’Owendo-aéroport de Libreville. L’entreprise avait fait la proposition de la conception et de la construction de l’échangeur de Nzeng-Ayong. Pour l’entreprise, elle avait fait une meilleure proposition d’échangeurs modernes et le marché avait finalement été remis à une autre société concurrente frustrant les attentes de Colas.
Par ailleurs, le même revers s’est reproduit avec la voie de contournement de l’aéroport de la capitale gabonaise par le quartier Alibandeng pour sortir à Okala. Ce fut une énième déception pour la société.
En fin de compte, ce marché s’est retrouvé entre les mains de GSEZ. Or, le projet de l’entreprise était d’étendre l’aéroport de Libreville mais à la grande surprise ce marché de la voie de contournement y figurait.
Le dernier coup de grâce qui aurait conduit à cette décision de départ est la construction des passerelles piétonnes du lycée Paul-Indjendjet-Gondjout et du lycée national Léon-Mba. Colas avait obtenu le marché et au dernier moment Ecowood a obtenu ce projet.
Pour l’entreprise, toutes ces résiliations sont le fait d’un lobby localisé à la présidence de la République qui lui arracherait tous les marchés qui lui reviennent de plein droit.
Cette entreprise est présente dans 50 pays et sur 5 continents. A cette allure, une nouvelle vague des gabonais va se retrouver sans emploi.


























